
Revue de presse & actualité
du 22 mars au 26 avril 2010
| A LA UNE |
Concurrence : la Commission européenne enquête sur une possible entente dans le secteur de l’eau Le 13 avril 2010, des agents de la Commission européenne ont procédé à des inspections surprises en France dans les locaux de différentes entreprises actives dans le secteur de l'eau et de l'assainissement des eaux usées. Suez Environnement, Saur et Veolia Eau nous ont confirmé avoir fait l’objet de telles visites. |
Hydromorphologie : l'inventaire des obstacles sur les cours d'eau est achevé |
Commerce équitable : la pratique s'institutionnalise |
Papeterie : l'écolabel européen pris en défaut |
Transport : un bus pour desservir les aires de covoiturages dans le Tarn Relier Albi à Lavaur, par une ligne de bus express, passant par deux aires de covoiturage : c’est l’initiative innovante mise en place par le Conseil général du Tarn pour désengorger l’autoroute Toulouse-Albi (A68) et réduire l’auto-solisme. |
Politique de l'eau : l'agriculture au cœur des débats |
Agriculture : un site et une plate-forme de produits bio pour les professionnels |
Recyclage des téléphones : une consigne pour les mobiles |
Natura 2000 : publication du décret relatif à l'évaluation des incidences Le décret du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000 vient d’être publié au Journal Officiel du 11 avril. En procédant à une nouvelle écriture de la partie réglementaire du code de l’environnement relative à l’évaluation des incidences Natura 2000 (articles R. 414-19 et suivants), le décret du 9 avril 2010 assure ainsi une meilleure conformité du droit français au regard des obligations européennes. Parmi les avancées notables apportés par ce nouveau texte, figure l’établissement de la liste nationale des documents de planification, programmes ou projets ainsi que des manifestations et interventions qui doivent faire l'objet d'une évaluation des incidences sur un ou plusieurs sites Natura 2000. Les conditions dans lesquelles les listes locales complémentaires sont arrêtées font l’objet de précisions. En outre, au-delà du contenu du dossier d’évaluation et des éventuelles mesures compensatoires à mettre en œuvre, le décret détaille les conditions d’instruction du dossier par l’autorité administrative compétente. Des dispositions transitoires permettant une application progressive de ces nouvelles dispositions sont également prévues. Un commentaire approfondi du décret du 9 avril 2010 sera effectué dans un prochain numéro de Droit de l’environnement. |
Déchets : le compostage collectif à Paris |
Armstrong : un programme de recyclage des dalles de plafonds |
Energies de la mer : un projet hydrolien en Normandie |
Espaces verts : neuf villes créent leur label C’est décidé ! Un label de gestion écologique des espaces verts sera officialisé mi-2011. « Une démarche qui vient du terrain », souligne Fabienne Giboudeaux, adjointe à la mairie de Paris. |
PET : plus écologique que le verre et l'alu |
Energie : bientôt des mini-éoliennes sur les toits parisiens |
Justice : la protection du littoral prévaut sur les intérêts particuliers |
Déchets : le syndicat des recycleurs du BTP se donne une feuille de route |
Développement durable : un vent froid souffle sur l'éolien |
Eolien : GE va investir en Europe |
Urbanisme : la HQE passe à l’aménagement |
| REVUE DE PRESSE |
DEEE : L’écocontribution modulée selon l’écoconception À partir du 1er juillet, une modulation de l’écocontribution de six catégories de produits électriques et électroniques sera introduite afin d’encourager les producteurs à développer des produits écoconçus en termes de traitement, de recyclabilité et de réemploi. Ce mécanisme de majoration élaboré au cours de l’année dernière par les acteurs de la filière DEEE « repose, pour le moment, sur des critères rapides à mettre en place », explique Bertrand Reygner, chargé de projet chez Ecologic, éco-organisme agréé pour les DEEE. Par exemple, pour les écrans LCD, « afin d’éviter la majoration, le produit devra exclure soit les composés mercurés, soit les retardateurs de flammes bromés des plastiques », explique le chargé de projet. Pour les réfrigérateurs, les gaz réfrigérants dont le potentiel de réchauffement global (GWP) est supérieur à 15 feront l’objet d’une majoration de l’écocontribution fixée à 20 %, indépendamment de la nature du gaz utilisé et de l’éco-organisme. |
Recherche écoles sur sols pollués Les Drire et Dreal vont commencer, cet été, un recensement des sites sensibles construits sur des sols pollués. Le croisement de la liste de 300 000 anciens sites industriels avec les écoles et crèches devrait recentrer les recherches sur 1 000 à 2 000 sites. |
Le Bourguignon Bioval Environnement veut s’imposer comme un acteur qui compte dans le monde du bois-énergie. Et pour y arriver, la jeune pousse, qui n’a pas encore soufflé sa première bougie, vient d’obtenir 2 millions d’euros du fonds d’investissement Amundi. Spécialiste de l’approvisionnement en plaquettes de bois, elle distribue pour le moment à une dizaine de chaufferies un combustible produit par des prestataires locaux. Mais avec ces fonds, elle compte créer plusieurs plateformes logistiques de collecte de bois brut, de stockage et de transformation en combustible. La première d’entre elles devrait ouvrir d’ici à deux ans sur le technoport de Pagny (Côte-d’Or), un carrefour autoroutier, ferroviaire et fluvial. « Pour la collecte, notre rayon de chalandise est de 150 km, explique Claude Bidault, président de la société. Mais le technoport peut nous permettre de vendre le combustible beaucoup plus loin. » En contact avancé avec des clients italiens, Bioval Environnement espère s’imposer progressivement sur le marché de la distribution en garantissant la qualité de son combustible. |
Déchets : Le biodéconditionneur va croquer les aliments |
Biodiversité : Les Pyrénées planchent sur le bouquetin Dix ans après la disparition du dernier bouquetin des Pyrénées françaises, le tout nouveau parc naturel régional (PNR) des Pyrénées ariégeoises œuvre à la réintroduction du bouquetin ibérique, un proche cousin originaire des sierras espagnoles. Pilote et coordonnateur de l’opération, le PNR s’apprête à lancer les premières études sur la localisation des lâchers et les interactions entre espèces locales. « Notre objectif est de concevoir un plan de réintroduction, associant tous les acteurs du parc afin de garantir la qualité et la pérennité de l’opération », précise Matthieu Cruège, directeur du PNR. L’enjeu est de taille car les autorités espagnoles ne semblent pas disposées à puiser dans leur faune sauvage : le bouquetin appartient au « patrimoine historique » et est source de revenus. « Pour autant, rien n’est arrêté, souligne Matthieu Cruège, le parc national des Pyrénées et le PNR des Pyrénées catalanes nous ont rejoints. Nous devrions arriver à convaincre nos voisins de la nécessaire coopération transfrontalière. » |
Certification : le Nord trace la route durable Réconcilier routes et développement durable. C’est l’objectif du conseil général du Nord au travers de la mise en place d’un référentiel HQE Route durable permettant, comme pour les bâtiments, la certification. À ce jour, quinze départements et trois communautés urbaines l’ont rejoint dans cette démarche afin d’en faire un véritable label de qualité. |
Partenariat public-privé : un contrat de performance très énergétique |
Ecoval se chauffe au bois vert Dans l’Eure, le syndicat mixte de traitement des ordures ménagères, le Setom, va construire la première chaufferie au bois vert en France. Ce pilote sera alimenté pour moitié par des déchets verts. Un traitement des fumées de haute performance est prévu. Cette chaufferie, qui sera reliée au réseau de chaleur urbain d’Evreux, devrait démarrer en 2012. |
ENR : RTE anticipe la production de l’éolien Quelque 4 400 MW, telle est la puissance d’énergie éolienne installée en France, mais la répartition des parcs est diffuse, avec une puissance unitaire moyenne de 10 MW. Et compte tenu des facéties d’Eole, les rendements restent très variables. |
Bateaux : et vogue la filière de déconstruction L’Association pour la plaisance écoresponsable, Aper, vient de mettre en place une filière de déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage. Pour cela, l’association, créée il y a six mois, a sélectionné quatre entreprises, représentant 27 centres de traitement en France : Veron Eco-services, Arc Environnement, Romi Recyclage et Veolia Propreté. |
Climat : un livre vert pour les forêts européennes États, spécialistes, associations et citoyens ont jusqu’au 31 juillet pour consulter le Livre vert sur la protection des forêts d’Europe contre le changement climatique, adopté par la Commission européenne. « Le Livre vert décrit les effets du changement climatique dont certains sont déjà visibles, comme l’augmentation des tempêtes et des incendies. Il fait le point sur la politique actuelle en matière de forêts européennes, qui couvrent 176 millions d’hectares dans l’Union, soit 42 % du territoire, et sur l’information concernant les ressources forestières », explique Joe Hennon, porte-parole pour l’environnement de la Commission. |
Bâtiment : Promologis construit économe Promologis, qui gère 20 000 logements sociaux en Midi-Pyrénées et en construit un millier par an, lance un programme de rénovation pour que l’ensemble de son parc arrive à l’étiquette énergie C d’ici à 2020. Pour le neuf, il s’achemine vers le tout BBC (basse consommation). En 2010, 40 % des 1010 logements financés sont THPE (très haute performance énergétique) et 40 % BBC. « En 2012, tous nos bâtiments seront en BBC et nous réfléchissons déjà au passif », indique Éric Radepont, directeur du développement. |
Risques : les maires informeront sur de bonnes bases Le ministère de l’Écologie et le réseau Ideal Connaissances ont mis en ligne une base de données pour recenser les documents d’information communaux sur les risques majeurs (Dicrim) des 16 000 à 18 000 communes françaises visées par des risques majeurs naturels ou technologiques. |
Véhicules électriques : l’État veut y croire 0,55 %. Cette modeste prise de participation au capital de Renault est le principal engagement financier de l’État en faveur du développement de l’automobile plus sobre en carbone. Annoncée le 15 avril pour soutenir l’accord passé entre la firme au losange et Daimler, cette opération porte à 15,01 % la part de l’État au capital du constructeur automobile français. Deux jours plus tôt, les ministres Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi faisaient preuve de beaucoup d’enthousiasme et de patriotisme économique à l’occasion du point d’étape sur le plan de développement des véhicules hybrides électriques lancé en octobre dernier. Il s’est toutefois limité à la signature d’une charte avec treize collectivités territoriales pilotes, qui s’engagent à déployer des infrastructures de recharge accessibles au grand public, et à l’annonce d’un lancement, le 23 avril, d’une commande groupée de 50 000 véhicules électriques à livrer début 2011 pour le compte d’une vingtaine de grandes entreprises. Objectif : garantir des débouchés aux industriels venus présenter leurs prototypes (dont la Mia d’Heuliez) au ministre et à la presse. Jean-Louis Borloo a d’ailleurs confirmé le maintien jusqu’en 2012 du bonus de 5 000 euros pour les véhicules émettant mois de 60 g de CO2. Il estime que les véhicules électriques et hybrides devraient dépasser 10 % de part de marché en 2020, pour atteindre 27 % en 2025… Pour l’heure, la mobilité électrique est encore embryonnaire. La France entend par exemple conduire les travaux de normalisation européenne pour les branchements électriques afin de garantir l’« interopérabilité » entre les différentes marques. Si Renault est a priori bien parti, et continue à poser des jalons à l’étranger (dernier en date en Irlande), l’automobile décarbonée doit aussi trouver des fonds pour sortir des cartons. Heuliez peine toujours à boucler son tour de table pour produire en série ses véhicules, mais aussi « pour achever le développement des véhicules » indique son responsable grands comptes. |
Solaire : le marché du thermique se ressaisit Après une année 2009 en recul de 15 %, le marché du solaire thermique a repris des couleurs au premier trimestre, avec une hausse globale de 10 %. Selon Richard Loyen, d’Enerplan, le chauffe-eau solaire individuel aurait notamment progressé de 15 %, et le nombre d’installations collectives aurait aussi grimpé, tiré par le Fonds chaleur de l’Ademe, au détriment du chauffage, en chute de 40 à 50 %. Alors même que ce type d’installation équipe 50 % des foyers outre-Rhin où personne – ou presque – ne se chauffe à l’électricité. « Le marché français est tiré par la construction neuve, les constructeurs commençant à anticiper la RT 2012 qui imposera les bâtiments à basse consommation (BBC). On peut aussi attendre des retombées de l’éligibilité prochaine des chauffe-eau solaires aux certificats d’économie d’énergie (CEE) qui apportera des débouchés dans le bâtiment existant », explique le délégué général. |
Biocarburants : un bilan environnemental tout en nuances Amateurs d’avis tranchés s’abstenir. Le dernier bilan environnemental des biocarburants présenté par l’Ademe le 8 avril demeure circonstancié. Si le bilan carbone des produits de première génération est affiné, l’agence, qui a fait appel aux services de Bio Intelligence Service, précise qu’il peut être remis en question par le changement d’affectation des sols (transformation des forêts tropicales primaires en cultures de canne à sucre et de palmiers à huile). Plusieurs scénarios sont même proposés. Toutefois, l’Ademe n’intègre pas à ses conclusions ce paramètre pourtant essentiel. D’où la réaction de FNE, qui pointe « un bilan carbone désastreux ». L’ONG demande même au gouvernement « de renoncer à toute politique favorisant la production et l’utilisation d’agrocarburants industriels en France ». Cependant, le changement d’affectation des sols (CAS) concerne avant tout les carburants produits sous les tropiques, et donc importés, et ne serait donc pas de nature à remettre en cause les filières nationales. Selon l’étude, les productions françaises les plus vertueuses sont les biogazoles d’huiles usagées ou de graisses animales (environ 90 % de réduction d’émissions de CO2 « hors CAS ») et les moins efficaces sur ce plan les ETBE de betterave, de blé et de maïs (20 à 40 % de réduction). Second facteur de complexification, l’étude ne se limite pas aux impacts sur le climat, mais évalue aussi les « transferts de pollution » qui se traduisent par des impacts sur les milieux naturels et la santé que sont l’eutrophisation, les potentiels d’oxydation chimique et de toxicité humaine. Dans certains cas (eutrophisation) elle est plus favorable aux carburants fossiles, qui ne font pas intervenir de pesticides. Dans d’autres non : les biogazoles, et surtout l’éthanol, sont avantagés par de plus faibles émissions de HAP au pot d’échappement. www.ademe.fr |
Électricité : Kerénéo agrège des productions diffuses renouvelables Nouvellement créée à Rennes, l’entreprise Kerénéo met au point un réseau intelligent de gestion d’électricité produite localement à base d’énergies renouvelables. La société s’appuie sur un réseau de producteurs, essentiellement des agriculteurs, équipés de moyens de production stockables (petite centrale hydraulique, méthaniseur, cogénérateur) qui seront interconnectés par un système d’information. Kerénéo se positionne sur la production d’électricité de pointe et revendra cette électricité à des producteurs comme Planète oui. Mais il faut tout d’abord atteindre une production minimale de 50 MW, ce que Kerénéo vise en 2013, date à laquelle le chiffre d’affaires pourrait avoisiner 1,5 million d’euros. www.kereneo.com |
Énergies marines : DCNS précise sa stratégie 400 millions d’euros. C’est la somme que DCNS, spécialiste des systèmes navals de défense, pourrait investir dans les énergies marines renouvelables. Sous réserve que des soutiens publics soient mobilisés. Exemple, le programme d’éoliennes flottantes Winflo (30 millions d’euros) qui pourrait être supporté à hauteur de 40 % par l’Ademe.Tous les projets du groupe sont éligibles au grand emprunt, « des discussions sont en cours », lâche Bernard Planchais, directeur général délégué. Quatre programmes sont développés en parallèle avec mise sur pied d’un démonstrateur, à terre d’abord, puis en mer. Avec deux évolutions majeures depuis un an. Une centrale pilote de 10 MW d’énergie thermique marine à la Réunion (ETM, voir EMH n° 12, p. 8) est annoncée pour 2015. « Cette technologie pourrait intéresser 101 pays. » DCNS planche également sur un parc d’hydroliennes au Raz Blanchard, dans la presqu’île du Cotentin, où les courants sont très forts. Enfin, et surtout, le groupe précise son modèle économique, en se positionnant d’abord comme maître d’œuvre. L’exploitation des parcs reviendrait donc aux opérateurs électriques aujourd’hui volontaires pour développer un partenariat, comme EDF énergies nouvelles, Poweo et GDF Suez. |
Bâtiment : des projets basse consommation innovants L’Ademe Bretagne, la Région et les quatre conseils généraux lancent un appel à projets « Bâtiments basse consommation 2010 ». Il entend soutenir l’ensemble de la filière construction – et tout particulièrement le secteur du logement social et des bâtiments tertiaires publics – à mettre en oeuvre des solutions nouvelles, économiques et reproductibles. Les projets de construction et de réhabilitation devront répondre a minima aux futurs enjeux de maîtrise énergétique de la réglementation thermique 2012. Les candidats retenus bénéficieront d’une aide financière allant de 30 à 90 euros par mètre carré. |
Infrastructure : un prix pour l’ingénierie durable En partenariat avec la fédération professionnelle de l’ingénierie (Syntec-Ingénierie), le ministère du Développement durable lance la 5e édition du Grand prix national de l’ingénierie (GPNI). Il récompensera des professionnels qui, seuls ou en équipe, mènent un projet d’infrastructures (transports, énergies, réseaux…), de construction ou autre système complexe innovant intégrant les trois composantes du développement durable. Date limite de dépôt des candidatures : 1er juin 2010. www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr |
Énergie : APRR développe l’éolien sur autoroute Avec l’aide de Cita, la société chargée de l’exploitation d’une partie du réseau autoroutier français, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), met au point une éolienne au sol à axe vertical de type Savonius – captant n’importe quel vent – capable d’exploiter les déplacements d’air induits par le passage des camions. « L’originalité des pales et la récupération d’une fraction de ce vent particulier améliorent le rendement d’environ 20 % », estime Bernard Aversenq, directeur de la stratégie d’APRR. Sur l’autoroute A5, entre Langres et Troyes, deux prototypes d’éoliennes dépourvues de génératrices tournent ainsi depuis l’été 2009. « L’étude de la vitesse de rotation de leur turbine a permis de concevoir un générateur électrique adapté », explique Bernard Aversenq. Au printemps, ce générateur équipera une éolienne de 2 m de diamètre et de 2 m de haut. L’expérimentation vise à quantifier précisément la part d’électricité générée par les véhicules. À terme, APRR souhaite installer des éoliennes de 2 à 6 kWh pour produire l’énergie nécessaire aux aires de repos ou à l’ensemble des équipements de gestion de trafic (caméras, panneaux à messages variables, etc.). www.aprr.fr |
Photovoltaïque : toujours moins de silicium Sharp Corporation a lancé la production de cellules photovoltaïques en couches minces. Elles réduisent d’un rapport 100 la quantité de silicium nécessaire par rapport aux cellules cristallines classiques. www.sharp.eu |
Éolien : la société Eléna commercialise des turboliennes en milieu urbain Fruit de cinq années de R&D menée par Frédéric Carré, un ingénieur grenoblois, avec l’Institut polytechnique de Grenoble, le CEA et le CNRS, la Turbolienne est un aérogénérateur doté de deux rotors contre-rotatifs à vitesse variable régulés électroniquement et d’une carène aérodynamique accélérant le flux d’air interne. À partir de 11 km/h, une impulsion donnée au premier rotor permet de mettre en mouvement le second, « amorçant ainsi la production plus tôt qu’une éolienne traditionnelle », précise Frédéric Carré. Par vent fort, le premier rotor fonctionne en génératrice assurant la production d’énergie électrique à la puissance maximale (de 1,5 à 6,8 kW). Le carénage breveté de la Turbolienne lui assure un fonctionnement silencieux en supprimant les perturbations en bout de pales. La Turbolienne, capable de produire jusqu’à 15 000 kWh/an, s’installe sur les toits des particuliers, des entreprises et des collectivités. Elle coûte 25 000 euros. www.elena-energie.com |
Directive-cadre sur l’eau : faire la lumière sur l’état des plans d’eau L’Onema et le Cemagref viennent de créer une équipe commune pour améliorer la connaissance sur le fonctionnement des plans d’eau. Alors que la directive-cadre sur l’eau impose d’atteindre le bon état qualitatif des masses d’eau d’ici à 2015, les données manquent sur les plans d’eau. Il n’a pas en effet été possible de déterminer l’état écologique de 45 % des 439 plans d’eau français, représentant une surface supérieure à 50 hectares. |
Micropolluants : aider les industriels à trouver l’origine des substances Dans le cadre du programme national de recherche de substances dangereuses dans l’eau, les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) vont devoir rechercher un certain nombre de micropolluants dans leurs rejets. |
Risques professionnels : un guide de la sécurité Le centre national de prévention et de protection publie un guide de la sécurité des entreprises et des collectivités qui est de fait un répertoire des différentes entreprises œuvrant sur les segments risques d’incendie, de malveillance et risques professionnels. Dans chaque rubrique sont détaillés les matériels, équipements et services proposés. www.faceaurisque.com |
Tri : le Guide pratique du savoir vert Comment trier au quotidien les objets de la vie de tous les jours ? Le guide proposé par Gullivert recense quelque 1 000 produits et substances et donne des indications pratiques comme, par exemple, Les bois traités qu’est-ce que j’en fais ? Et qu’est-ce qu’ils deviennent ? Les auteurs décrivent les composants des objets complexes et alertent sur les dangers d’un dépôt « sauvage » ou non adéquat. Les pictogrammes sont assortis de leur signification. Ce guide qui a reçu le soutien de l’Ademe est utile à tous. 300 pages, 15 euros, www.gullivert-le-guide.com |
Électricité : des préconisations pour « effacer la pointe » |
Énergie : la fiscalité à l’agenda européen Le commissaire européen chargé de la fiscalité présentera en mai une proposition législative sur la taxation des produits énergétiques. Un indice lié à la production de CO2 pourrait être ajouté dans le calcul de l’accise des produits non concernés par les quotas d’émissions de gaz à effet de serre. La Commission entend aussi mettre en place une assiette commune de l’impôt sur les sociétés, afin de redistribuer le revenu imposable aux États membres concernés. |
Électricité : Legrand structure son offre économe en énergie Détecteurs de présence, compteurs indicateurs de consommation, batteries de compensation d’énergie réactive, éclairage de sécurité à leds et onduleurs photovoltaïques font partie des sept solutions que Legrand met en avant pour répondre aux enjeux de la RT 2012 dans le résidentiel et le tertiaire. Une offre regroupée sous un label « eco » destiné à la rendre visible auprès de sa clientèle d’installateurs électriciens au comptoir de ses distributeurs. « Ces solutions ne sont pas des révolutions technologiques, mais elles sont conçues pour être facilement appropriées par nos clients », souligne Gilles Schnepp, P-DG du groupe. Pour convaincre de leur intérêt, ce label présente les économies réalisées sur une année de fonctionnement, le temps nécessaire à l’amortissement de l’achat, et les émissions de CO2 évitées. « Les offres liées aux économies d’énergies représentent 6,5% de notre chiffre d’affaires, et affichent une croissance supérieure aux autres produits de 5 à 15 % en France », souligne Xavier de Froment, directeur pour la France. L’industriel a réalisé près de 3,58 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009. www.legrand.fr |
Énergie : Seawatt et Corex misent sur la technologie Pelamis avec stockage intégré Les sociétés Corex et Seawatt achèveront bientôt la première étude d’impact du projet Seawatt, un convertisseur de l’énergie des vagues semi immergé. Basé sur la technologie Pelamis, le projet prévoit l’élaboration en 2011 d’un démonstrateur d’environ 800 kilowatts. Cinq segments cylindriques d’une longueur totale de 180 mètres seront liés entre eux par des articulations. Chacune contiendra une turbine pour convertir l’énergie mécanique des vagues en électricité. « Dans notre projet, le mouvement des cylindres sera amorti au niveau des articulations par des vérins hydrauliques qui transformeront l’énergie mécanique en gaz sous pression, permettant ainsi le stockage d’une partie de la production », explique Thierry Kuna, directeur de Seawatt. Situé dans des ballons à l’intérieur du Pelamis, une à trois heures de production d’électricité pourront ainsi être stockées sous forme de gaz. www.seawatt.re |
Construction : Cemex fait le bilan CO2 de ses bétons prêts à l’emploi Cemex propose Optim’CO2, une feuille de calcul d’évaluation des émissions de gaz carbonique généré par la production d’un béton prêts à l’emploi (BPE). À partir des quantités de matériaux (ciment, additifs, granulats, adjuvants et eau), de l’emplacement de l’unité de production, de la carrière de granulats, et des transports des matières premières (mode et distance), Optim’CO2 affiche alors la quantité de CO2 générée par la production des matières premières, leur transport, la production du BPE (électricité et fioul) et la livraison sur le chantier. « L’outil nous permet de répondre à une demande croissante des entreprises de construction », souligne Thomas Martaud, directeur adjoint Environnement chez Cemex. www.cemex.fr |
Solaire : un nouveau concentrateur en développement Une équipe de chercheurs européens développe un concentrateur solaire capable de transformer 60 à 70 % du rayonnement en chaleur et en électricité. De faible impact visuel (éléments paraboliques d’une largeur de 40 cm), le dispositif vise les maisons individuelles et le petit tertiaire. http://cordis.europa.eu |
Bâtiment : un nouvel isolant végétal techniquement au point Végétal Isonat+ de la société Buitex vient d’obtenir un avis technique du CSTB. Composé à 30 % de fibres de chanvre, à 55 % de fibres de bois et à 15 % de fibres textiles, cet isolant offre une conductivité thermique à sec de 0,038 W/m2.K et une contribution à l’isolation acoustique. www.buitex.fr |
Climat : Lafarge atteint ses objectifs en avance Lafarge a annoncé avoir franchi avec un an d’avance son objectif de réduction des émissions de CO2 dans le monde. Fin 2009, le groupe a atteint 20,7% de réduction de ses émissions, en jouant sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, la substitution de combustibles d’origine fossile par la biomasse ou des déchets industriels, et le développement de nouvelles gammes de produits, répondant aux demandes du marché, utilisant des ajouts et valorisant les coproduits d’autres industries. L’industriel visait -20% en 2010 par rapport à 1990, dans le cadre d’un partenariat avec WWF International. www.lafarge.fr |
Hydroliennes : à Paris aussi Denis Baupin a annoncé que Paris préparait un appel d’offres pour l’installation d’hydroliennes sous les ponts de la Seine afin d’alimenter en électricité des bâtiments publics, à l’instar de Bordeaux (en décembre dernier) et de Tokyo. |
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