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Lyon, capitale internationale de l’environnement
• et un hommage à Isabelle van Laethem. Bella Ciao...
Les contrats de Pollutec
Ils se sont dit oui sur le salon
• Crédit agricole et EDF
• Ineris et Anact
• Veolia Propreté et Hygiène et salubrité du Cameroun
Les innovations du jour
• Pévéchouc
•
Clickeco
•
Stéreau
• Honeywell
•
Sita Remediation
Exposants à la une
• Vers la Terre
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Huber Technology
MAITRISE DE L’ENERGIE
Les outils existent, utilisons-les !
• Le rôle des collectivités: bâtir économe et sensibiliser
• Réduire, mesurer, échanger
• Eco-éclairage, le guide des lumières
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Podium
• Trophées de l'Ademe des stands écoconçus
• Labels Motor Challenge
3 Questions à...
• Claude Bernard et Pierre-Alexandre Treppo, directeur et responsable marketing d'Interface Développement
• Julien Couaillier, responsable communication produits pour Passion Céréales
• Baldé Safiatou Diallo, directrice nationale au ministère de l’Environnement de la République de Guinée
Mon premier Pollutec
• Ecoles d’ingé suisses cherchent partenariats
Retours de conf'
Nos journalistes y sont allés pour vous
• Federec
• Sniter, Siep, CICF et Syntec
• Arpe de Midi-Pyrénées
Encore des retours de conf'
• Afnor
• Ireni
• Nanoparticules
• Saint-Gobain Canalisation
Bruits d'allées
• Sogea Construction
• WIT
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Lyon, capitale internationale de l’environnement
Le salon international des équipements, des technologies, et des services de l’environnement n’avait jamais aussi bien porté son adjectif. International, il le fut ! Le premier bilan de sa fréquentation le confirme. |
Exposants et visiteurs ont pu remarquer au fil de la semaine qu’en devenant tramway la navette vers Eurexpo s’était "babellisée": portugais, coréen, allemand, tchèque, américain, gaélique ou espagnol… Les langues se mêlaient dans les conversations des acteurs internationaux de l’environnement venus faire leur "market" en France. Les tous premiers chiffres de l’organisateur Reed Exhibitions confortent cette impression: 10 % de visiteurs étrangers de plus qu’à la précédente édition lyonnaise en 2004. Ils étaient donc 7 579 et représentaient 11,3% du nombre total des visiteurs.
La fréquentation globale est également en hausse, + 3,4 % par rapport à 2004, avec 67 326 visiteurs. Un très bon chiffre, d’autant que les exposants ont dans l’ensemble remarqué une fréquentation en baisse des étudiants, ce qui veut dire que la proportion de contacts purement "B2B" a augmenté.
Plusieurs témoignages d’exposants confirment cette maturité. "Lyon est un vrai salon international, encore plus que Paris ! Il y a beaucoup d’étrangers cette année, avec une montée en puissance des pays en développement. Pour la première fois, j’ai rencontré des Indiens", commente Jean-François Mischler, délégué régional d’Huber Technology. Pour un responsable d’Environnement SA, "les invités d’honneur sont toujours bien choisis [cette année, le Brésil à l’international et la République tchèque pour l’Europe]. Les industriels brésiliens sont venus sur notre stand, comme l’année dernière les Hongrois."
Exposants régionaux et locaux ont également confié à l’équipe du Quotidien en ligne que les contacts avaient été plus fructueux à l’international qu’à l’échelle nationale. Le succès des rencontres AL-Invest et de la convention d'affaires internationales ont parachevé la stature internationale de Pollutec Lyon. C’est bien la volonté de sa commissaire générale Sylvie Fourn, qui confiait lors de la conférence de presse de lancement du salon que l’objectif était d’en faire un "rendez-vous international de plus en plus ouvert aux grands enjeux planétaires, et ce au-delà des aspects technologiques".
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Côté technologies justement, Internet fut le seul grain de sable dans la machine si bien huilée de Pollutec: une bande passante paresseuse a privé de connexion la plupart des exposants tout au long de la semaine. "Nous sommes navrés de cet incident, lié à la forte croissance du nombre d’exposants et la multitude de leurs connexions par stand (Wifi…) et aux capacités d’installation insuffisantes – et sous-estimées – du parc Eurexpo. Inutile de dire que la continuité du service Internet est un gros chantier que nous ouvrons dès aujourd’hui pour la prochaine édition 2008. Pour Pollutec Horizons Paris 2007, il n'y aura aucun problème avec les infrastructures de Villepinte", nous assure Sylvie Fourn.
Pour la plupart des visiteurs et des exposants, Pollutec Lyon 2006 fut donc un bon cru. Pour l’organisateur Reed Exhibitions, pour tous les journalistes, pour tous les exposants qui la connaissaient, et pour toute l’équipe des relations presse de Pollutec, la cuvée 2006 gardera à jamais un goût très amer, celui de la disparition d’Isabelle van Laethem. Nous lui rendons tous hommage dans les lignes ci-dessous, comme elle aurait voulu que nous le fassions: une coupe de champagne à la main, et du meilleur millésime.
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Bella Ciao
A 48 ans, Isabelle van Laethem nous a quittés. Attachée de presse de Pollutec depuis près de vingt ans, Isabelle a été victime à Eurexpo, la veille de l’ouverture du salon, d’une attaque cérébrale. Cette mort "sur scène", qui illustre si bien son engagement total au service du salon et de la presse, a très durement éprouvé toute l’équipe de Pollutec et les journalistes présents. Infiniment curieuse des autres, elle installait instantanément une ambiance complice, faite de rigueur, d’intelligence et de plaisir. Isabelle à Pollutec, c’était un talkie-walkie coincé entre une cigarette et un verre de champagne, une présence rassurante et des grands yeux rieurs qui accueillaient chaque journaliste, tandis qu’elle dénouait d’un geste, d’un mot, d’un regard tous les grands et surtout les petits drames que vivent les journalistes sur ce salon. Elle nous manque terriblement. Ciao Isa.
Christoph Haushofer pour Victoires-Editions |
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Nous avons souhaité ouvrir cette lettre à tous les journalistes qui souhaitaient s’exprimer à propos d’Isabelle. Voici leurs mots.
Dispo même en charrette De dix-sept ans de contacts, toujours plus proches et plus amicaux, je veux retenir d’Isabelle sa "pêche" impressionnante, sa passion pour son travail qui l’amenait à s’intéresser en profondeur aux dossiers qu’elle portait, et son investissement incomparable dans ses relations aux gens, avec une disponibilité égale même dans les moments "charrette". Je veux me souvenir aussi des éternelles discussions sur nos métiers, la façon de les faire et de les vivre, et enfin, et surtout d’une fantastique complicité nouée au fil du temps, nous amenant à rire de tout et de rien dès que nous en avions l’occasion.
Salut à toi Isabelle et Merci.
Cécile Clicquot de Mentque,
La Lettre de l’environnement et Environnement Magazine.
Un éclat de rire Mon dernier souvenir de toi est le meilleur: un éclat de rire vendredi dans le jardin des Halles, un "Bon courage pour Pollutec" sincère et maternel, un rayon de soleil… pas dans le ciel, dans ton sourire… et dans mon cœur à jamais.
Michaël Pronier, Victoires-Editions.
Un refuge Isabelle accueillait les jeunes journalistes et leur permettait de pénétrer au cœur de Pollutec. Pour nous tous, elle avait transformé la salle de presse en un cocon: c’est là que nous pouvions nous réfugier quand, épuisés par la quête de nouvelles informations, nous avions besoin de nous ressourcer. Cigarette au doigt, la voix chaude et chaleureuse, elle nous y accueillait. Malgré le travail qui l’attendait, elle était toujours à l’écoute. J’ai la sensation, aujourd’hui à Pollutec, d’être orpheline.
Pascale Peignen, Hydroplus
Un grand bravo La montée en puissance d’un salon tel que Pollutec n’est pas le fruit du hasard. Les énergies se sont conjuguées au premier rang desquelles, pour nous journalistes, Isabelle. Il n’est pas toujours aisé de faire passer les messages, de ménager les susceptibilités et elle a su le faire en unissant ses compétences et son intelligence. Un grand bravo par-delà l’espace qui nous sépare et un grand merci.
Martine Chartier, Recyclage et Récupération
Un supplément d'âme Isabelle, je la connaissais depuis ses tous débuts au salon Pollutec. C’étaient les miens également. Que d’éditions du salon, sans cesse plus imposantes, nous avons vécues ensemble. Ensemble oui, car une attachée de presse est le relais indispensable entre l’équipe – toute l’équipe – d’une publication et l’évènement à couvrir, la personne "ressource" comme disent les informaticiens, qui a réponse à tout, arrange toutes les situations, s’enquiert de votre travail et de vos états d’âme. Chez Isabelle, c’était même plus que cela. Elle avait ce supplément d’âme qui fait que des rapports professionnels deviennent des liens amicaux. La voir ou l’entendre était toujours un plaisir. Isabelle, tu nous manques déjà.
Charles-Henry Dubail, Victoires-Editions |
A very dear friend The European Environmental Press (EEP) has worked with Isabelle van Laethem since it’s foundation in 1994. From the start she has always supported the idea behind our organisation. With her death we mourn for the loss not only of a valuable and highly respected and professional colleague, but even more of a very dear friend. // Une très chère amie Depuis sa fondation en 1994, l’EEP, Association européenne de la presse environnementale, a travaillé avec Isabelle van Laethem. Dès le départ, elle a soutenu le principe de notre organisation. Sa mort nous prive non seulement d’une collègue compétente et hautement respectée, mais aussi, et surtout, d’une très chère amie.
Michiel van Kleef, EEP Director // directeur de l’EEP
Des choses qu'on n'oublie jamais Mon premier Pollutec, il y a quinze ans. Isabelle m’a gentiment aidée, conseillée, épaulée. Des choses que l’on n’oublie jamais quand on débute dans le métier. J’en garde un souvenir ému.
Francine Babé, Victoires Editions
Une lettre Isabelle nous a quittés: il manque une lettre à "Pollutec".
René-Martin Simonnet , Journ’eau
Café-croissant Dixième Pollutec, dixième café-croissant au service de presse; pas d’Isabelle pour converser… Je repars d’Eurexpo sonné. Pollutec ne sera plus pareil.
Guillaume Maincent, Environnement Magazine
Un paradoxe, une récréation Pollutec sans Isabelle, ça ne sera plus la même chose. Pendant dix ans, j'avais été témoin de ce paradoxe étonnant : alors qu'elle était débordée, en plein salon, forcément le moment le plus chaud de l'année pour elle, je profitais quotidiennement pendant les quatre jours du salon d'un temps de "récréation" au service de presse, sans qu'elle me donne le moins du monde l'impression d'abuser de sa disponibilité. Adieu Isabelle, nos récréations sont terminées.
Bruno, Christian, Dorothée, Olivier (Environnement & Technique, Vertitude Magazine et Pro-Environnement.com)
Quelques extraits de la lettre de Louis Algoud, président de Reed Expositions France, organisateur de Pollutec.
(...) Les salons pour lesquels elle a travaillé lui doivent une bonne part de leur réputation en France et à l'étranger.
Mais au-delà de ce métier, c'est la personnalité d'Isabelle que nous aimions: son goût de la vie, sa finesse, sa bonne humeur même dans le stress, ses attentions pour les autres et un grand sens de l'humour conservé en toutes circonstances. (...)
Il est inutile de vous dire que l'équipe Pollutec est bouleversée et sévèrement choquée. Toutes et tous ont cependant décidé que le plus bel hommage à rendre à Isabelle était de serrer les dents et de réaliser en son honneur le plus beau salon possible. J'ai été personnellement très ému par l'attitude, malgré leur chagrin, de tous ceux qui étaient proches d'elle depuis très longtemps. (...)
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Les contrats de Pollutec |
Crédit agricole et EDF Quotas de CO2 C’est un partenariat synergique qu’ont signé à Pollutec le géant français de l’électricité EDF et la banque verte. Il vise à proposer aux entreprises clientes du Crédit agricole (CA) un accès privilégié à l’offre Carbone optimia d’EDF pour acheter ou vendre leurs quotas de CO2.
L’entreprise titulaire d’un compte CA passera par son interlocuteur habituel au sein de sa caisse régionale sans avoir à acquitter de frais annuels et d’adhésion à la solution Trading CO2 d’ EDF. Un expert d’EDF prend alors le relais pour réaliser un diagnostic détaillé des émissions de CO2 de la PME et la conseille pour ses ventes et achats de quotas. Les entreprises ayant accès à cette offre disposent d’un inventaire conforme aux "déclarations des émissions de CO2" qu’elles doivent transmettre à la Drire.
Contact EDF: edf@i-et-e.fr //
Contact Crédit agricole: alain-berry@credit-agricole-sa.fr
Ineris et Anact Risques L’Institut national de l’environnement et des risques (Ineris) et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) pourront mieux relier la gestion des risques industriels à celle des risques professionnels grâce à leur "convention-cadre de collaboration".
Georges Labroye, directeur général de l'Ineris, et Henri Rouilleault, directeur général de l’Anact, ont signé cette convention à Pollutec, sur le stand de l’Ineris. Echanges d’information, de méthodes de travail, réalisation d’études communes de prévention et de formations destinées aux organismes signataires et aux publics externes (entreprises, étudiants) sont déjà au programme.
Contact Anact: c.baujard@anact.fr // Contact Ineris: ginette.vastel@ineris.fr
Veolia Propreté et Hygiène et salubrité du Cameroun "Gestion durable" des déchets Veolia Propreté a annoncé sur le salon la signature d’un "contrat d’accompagnement" au Cameroun avec la société privée Hysacam ( Hygiène et salubrité du Cameroun) qui assure la gestion des déchets des principales villes du pays (dont Douala et Yaoundé).
A travers cet accord, Veolia souhaite communiquer sur son "nouveau modèle de partenariat à long terme" et de gestion durable qui privilégient des "partenariats avec des organismes locaux". En effet, c’est en s’appuyant sur ces réseaux locaux que Veolia Propreté compte stimuler le transfert de technologies et la création d’emplois dans le domaine de l'environnement au Cameroun. Avec ce contrat, Veolia Propreté s'engage aussi dans un nouveau projet de MDP (mécanismes de développement propre, qui autorisent les pays industrialisés ayant des objectifs de réduction d’émission à financer dans des pays en développement des installations qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre).
Contact Veolia Propreté: Zahra Itzkowich, tél.: 01 71 75 07 08 // Contact Hysacam: Dr Jean-Pierre Ymele: + 237 793 48 27
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Mon premier Pollutec |
Ecoles d’ingé suisses cherchent partenariats
Les écoles d’ingénieurs de Genève étaient présentes pour la première fois cette année à Pollutec. "Nous sommes venus nous faire connaître des étudiants qui visitent le salon, déclare Jean-François Rubin, responsable de la recherche à l’école d’ingénieurs en environnement de Lullier. Mais nous cherchons aussi des contacts pour nos autres activités: formations continues et recherche".

Les écoles suisses sont très satisfaites de cette première expérience, qu’elles souhaitent renouveler. "Nous avons eu d’excellents contacts avec des départements, comme l’Hérault, pour faire de la formation continue de leurs agents qui travaillent dans les stations d’épuration", se réjouit Jean-François Rubin. Côté recherche, des partenariats avec des sociétés privées et publiques sont en bonne voie: par exemple une collaboration entre l’école d’ingénieurs de Lullier et le Conseil supérieur de la pêche pour travailler sur la gestion des cours d’eau.
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MAITRISE DE L’ENERGIE
Les outils existent, utilisons-les !
Les solutions de maîtrise de l’énergie sont simples à mettre en œuvre, c’est leur lancement qui est souvent problématique. Dans ce secteur, les collectivités tiennent un rôle de premier plan.
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Le rôle des collectivités: bâtir économe et sensibiliser |
Les démarches de maîtrise de l’énergie (MDE) existent depuis longtemps, mais l’augmentation du prix du pétrole et la lutte contre le changement climatique les ont inscrites dans une approche plus globale. "80 % de la pollution atmosphérique provient de la consommation énergétique", rappelle François Savoie, ingénieur à l’Ademe. En France, le résidentiel-tertiaire représente près de la moitié de la consommation, suivi de l’industrie (29 %), et des transports (25 %). Les efforts de réduction de la consommation se portent donc principalement vers l'habitat, pour lequel les collectivités tiennent un rôle de premier plan. "Les collectivités sont les maîtres d’œuvre indispensables de la construction de notre futur énergétique", rapportaient les sénateurs Belot et Juilhard dans leur rapport intitulé "Dérèglement climatique et hausse de l’énergie".
Pour une collectivité, un simple diagnostic peut déjà réduire la facture d'électricité de plusieurs milliers d'euros par an. Un premier pas qui peut être suivi d'investissements plus lourds en isolation ou en éclairage. Pour mettre en pratique une démarche de maîtrise de l'énergie, les compétences et les outils réglementaires existent et les collectivités ont le choix. Les grandes villes peuvent se doter de la compétence en interne, les communes plus petites peuvent se fédérer et partager un conseiller en énergie.
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"Pour les grandes industries, la mise en œuvre de solutions de maîtrise de l’énergie est plus rapidement rentable pour des solutions qui concernent souvent l’ensemble du site. Les collectivités par contre ne peuvent intervenir que ponctuellement", déclare François Savoie. Mais elles disposent d'un autre levier: en plus de participer aux économies de la commune (à travers les bâtiments publics mais aussi l'éclairage), elles peuvent informer leurs administrés sur les actions à mener pour économiser la ressource.
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Réduire, mesurer, échanger |
Maîtriser sa consommation d'énergie, oui, mais comment mesurer ses progrès ? Sur Pollutec, la MDE est inséparable d'une approche environnementale "où la mesure des émissions polluantes en sortie de cheminée sert d’outil pour quantifier les efforts réalisés", explique François Savoie. Le nombre de rencontres organisées sur le salon confirme l’intérêt pour le sujet. Trois jours pour trois conférences, où l’artisanat et les très petites entreprises représentaient les nouvelles cibles.
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Dans les conférences de Pollutec, en plus des solutions techniques, le principe des certificats d'économie d'énergie a été rappelé: une obligation de réaliser des économies d'énergie imposée par les pouvoirs publics, avec un système d'échange (comme pour les quotas de CO2). Objectif: 54 TWh pour la période allant du 1er juillet 2006 au 30 juin 2009. Producteurs d’électricité, collectivités, industries et particuliers, tout le monde est concerné.
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| Eco-éclairage, le guide des lumières |
| Ce premier guide sur les bonnes pratiques d'"éco-éclairage" liste les solutions techniques pour réussir sa rénovation de l’éclairage au niveau du petit tertiaire. L’ouvrage était remis gratuitement aux visiteurs de Pollutec par Opus Light. Il s’adresse aux installateurs, pour qu’ils appliquent les bonnes technologies et connaissent les arguments qui convaincront les clients de la nécessité de réaliser des travaux. L’objectif du guide "Eco-éclairage" est de former au moins 4 000 des 30 000 artisans électriciens de France d’ici à 2010. "Nous sommes venus à Pollutec pour toucher les collectivités, afin qu’elles diffusent à leur tour ce guide", explique Henri-Coullomme-Labarthe, directeur associé expert d'Eco-Eclairage. Soutenu par l'Ademe, ce guide entre dans le cadre de l'Initiative éco-éclairage, dont la visée est de réduire de 420 GWh la consommation électrique pour l'éclairage des bâtiments tertiaires en France dans les quatre ans. |
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Les innovations du jour |
Adieu skaï, bonjour Pévéchouc
"Génial, mon bilan Pollutec est génial !" s’exclame Sylvie Dameron, ingénieure qui a développé avec Bernard Chaize le Pévéchouc, breveté et médaillé d’or au dernier concours Lépine. Le Pévéchouc est avant tout une nouvelle matière première secondaire, issue du recyclage des déchets de PVC souple (style skaï) incluant des fibres textiles. Elle a nécessité quatre ans de recherche pour aboutir à une production de 150 t par mois de granulés de 4 à 6 mm qui s’injectent, se calandrent ou s’extrudent sans problème. De plus il résiste à des températures de -10 °C à + 60 °C et à l’eau de mer.
Cette polyvalence a fait mouche sur le salon: de très bons contacts ont été pris par l’exposant pour trouver des débouchés au Pévéchouc. Vendu en big-bag d’une tonne à 45 centimes d’euros le kilo, il se transformera bientôt en palettes, en roues de chariot (qui ne noircissent pas le sol !), en pièces techniques, en revêtements pour l’industrie maritime et les piscines... Le Pévéchouc est aussi vendu sous forme de "Clakett" (tongues fabriquées d'une pièce) et en rouleaux de diverses dimensions pour la maroquinerie.
Contact: sylvie.dameron@free.fr, www.trucs-trouvailles.com
Un clic pour les déchets spécifiques
www.clickeco.com, site Internet ouvert début novembre, est entièrement consacré à la collecte et à la gestion de petites quantités de déchets spécifiques: produits chimiques, peintures, colles, piles, aérosols, néons... Cette solution en ligne "qui met vos déchets en boîte" propose des services (globaux ou personnalisés) adaptés aux besoins: envoi d’emballages homologués pré-étiquetés, édition de bordereaux de suivi des déchets (BSD) , collecte et gestion de leur élimination, etc. En ligne, les tableaux de bord permettent de suivre les déchets. Sur le terrain, la collecte est assurée par un chimiste conseiller à la sécurité. La jeune société (deux ans d’existence) dirigée par Stéphane Saidani est basée à Mulhouse et opère pour l’instant surtout dans l’Est. Elle compte cependant de nombreux partenaires dans les autres régions. Une demande de brevet européen couvre ce service.
Contact: Clickeco, www.clickeco.com, tél.: 03 89 74 29 38.
Prétraitement des boues par ultrasons
Stéreau (groupe Saur) s’est allié à Ultrawaves, spécialiste de la mise en œuvre des ultrasons dans l’eau, et à Sonotronic pour monter une offre de prétraitement des boues par ultrasons. Ce procédé permet une lyse cellulaire qui facilite l’assimilation des matières organiques par les bactéries. La production de boues finale est réduite et, dans le cas d’une digestion anaérobie, la production de biogaz nettement accrue. Notons que ce traitement réduit également les problèmes de bulking et de bactéries filamenteuses.
Contact: Stéreau, bsacazes@stereau.fr
Sécuriser les réseaux d’eau provisoires
Les branchements provisoires, comme il s’en fait sur les chantiers, les festivals, les salons ou en cas d’urgence, peuvent être parfaitement sécurisés par le nouveau disconnecteur BA 295 STN ¾ A d’Honeywell. Cet équipement assurera notamment la qualité d’eau en aval en évitant les interactions possibles au niveau des différents utilisateurs (exemple: toilettes et buvettes). Le raccordement au réseau est simple et rapide, sans aucune pièce à modifier.
Contact: Honeywell ACS-Environnemental, bertrand.converset@honeywell.com
La sonochimie pour le traitement des nappes
Pour accélérer le traitement des nappes polluées par des composés organiques, Sita Remediation mise sur le traitement par sonochimie, c’est-à-dire grâce à la production d’un champ d’ultrasons générant des bulles par cavitation. L’énergie libérée par l’implosion de ces bulles, la pression et la montée en température, mais aussi les forces de cisaillement et les décharges électriques, vont contribuer à la formation de radicaux libres et à la dégradation des polluants organiques.
Contact: Sita Remediation, jyrichard@teris.fr |
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Bruits d'allée |
Sogea Construction cartonne avec R3F. Ce procédé de traitement du carbone, de l’azote et du phosphore qu’elle propose depuis peu accumule les références: les Trois Frontières (traitement complet, 120 000 E.H.), Souston Port d’Albret (prétraitement, 100 000 E.H.), Ecoparc (prétraitement, 15 000 E.H.), Corbeil-Essonnes (traitement complet, 100 000 E.H.) et la station de montagne de la Condamine à Saint-Jean-d’Arves dont la capacité varie de 500 à 17 000 E.H. R3F est un procédé à flore fixée très compact et permet d’augmenter les performances des installations de boue activée.
L’équipe de WIT attend le 8 décembre pour se reposer. Avant Pollutec, elle était partie sur les routes d’Europe pour un "WIT Tour" en 13 étapes au cours duquel elle a présenté sa solution e@sy-pro, outil de télégestion permettant l’exploitation par journaux, bilans et graphiques, la télésurveillance par courrier électronique et SMS, etc. Et en ce moment-même, WIT est présent sur le salon SCS Automation à Paris-Villepinte. |
Retours de conf' |
La Chine était la grande absente de la conférence donnée par Claude Platier et Philippe Daniel de Federec sur le Village du recyclage et portant sur le marché des ferrailles. La multiplication et l’amplification des fours sidérurgiques électriques dans ce pays que l’on dit émergent accélèrent la demande de matières premières secondaires.

Quand est apparue la nouvelle version du Code des marchés publics en 2004, constructeurs et ingénieurs conseil y ont vite repéré deux difficultés majeures: la suppression de l’appel d’offres sur performance et l’arrivée du dialogue compétitif. Or ce dernier n’était pas applicable aux stations de traitement des eaux, malgré la publication de circulaires. En octobre 2005, les quatre syndicats (Sniter et Siep pour les ensembliers, CICF et Syntec pour l’ingénierie conseil) se sont mis autour d’une table afin de définir des bonnes pratiques pour un Code des marchés publics difficile à appliquer. Un an plus tard, ces professionnels sont venus à Pollutec communiquer le résultat de leurs réflexions lors d’un colloque, jeudi en fin d’après-midi. Leurs réflexions aboutissent au moment où l’administration a corrigé ses erreurs initiales en publiant une version révisée du Code des marchés publics en 2006.

Comment mesurer l’efficacité des systèmes de management environnemental sur l’environnement ? Deux études présentées lors d’une conférence organisée par l’Arpe de Midi-Pyrénées ont donné quelques réponses. La première, menée par l’Arpe sur un échantillon de 24 entreprises volontaires certifiées Iso 14001, a permis de chiffrer les progrès constatés entre 2001 et 2003: + 91 % de déchets non dangereux valorisés, + 58 % d’eau économisée, + 50 % de déchets dangereux traités, + 37 % d’énergie économisée et + 33 % de déchets dangereux évités. Cette analyse régionale est utilement complétée par les résultats intermédiaires d’une étude comparative nationale d’Ernst & Young sur les dispositifs collectifs de management environnemental existant dans les 22 régions de France métropolitaine. Premières conclusions: les entreprises cherchent davantage à identifier les risques de non-conformité réglementaire qu’à s’engager dans une future certification. L’absence d’évaluation de ces dispositifs régionaux conforte un dernier objectif de cette étude nationale: la définition d’indicateurs pertinents sur les impacts évités. |
Podium |
Trophées des stands écoconçus de l'Ademe: les gagnants
Paca et la Corse gagnent
grâce à leur bilan carbone

Non seulement ce stand collectif régional conçu par Azur Evènement respecte les règles de l’art de l’écoconception (matériaux recyclés et recyclables, éclairage basse conso, possibilités de réutilisation, réduction de la documentation papier), mais le stand collectif Pacac (Paca et Corse) est le premier exposant de l’histoire de Pollutec a avoir réalisé le bilan carbone de sa participation, préparation comprise.
L’Ademe et l’organisateur du salon, Reed Exhibitions, lui décernent donc le premier prix, doublé d’un "grand coup de cœur". Grâce à un premier bilan carbone réalisé par le bureau d’études "Effet de levier", la Région a réduit ses émissions pour finalement estimer les impacts du stand à 4 tonnes de gaz à effet de serre (GES), et ceux générés par ses visiteurs à 7 tonnes.
Encore plus fort, la Région a souhaité que tous les partenaires présents sur ce stand collectif signent une charte d’engagement pour un stand neutre en émissions de GES. Les 11 tonnes seront compensées par la plantation d’arbres dès le retour de Pollutec.
Deuxième: l'Alsace
Les points forts du stand de la Région, conçu par l’agence Cappucino: un très bel et efficace éclairage avec des lampes à très basses consommation, un plancher de bois certifié FSC et une communication sobre et impliquante: "L’Alsace, naturellement responsable".
Troisième: l’Aquitaine
Conçu par l’agence Eugène, le stand de la Région Aquitaine a séduit par sa structure simple, son mobilier en carton et la forte implication des entreprises.
Mention spéciale pour Cergy
Le stand écoconçu de l’université de Cergy-Pontoise, réalisé par ses étudiants avec des moyens financiers très réduits, romp le cou àl’écoconception "bobo" et chère. Beaucoup de créativité, de bons partenaires et pas mal de récup’ suffisent !
Alain Delamette, commissaire général d’Ademe Energies, a déploré lors de la remise des prix sur le plateau TV le manque d’implication des grandes entreprises du secteur de l’environnement présentes sur le salon: aucune n’a déposé de dossier. "Ils ne pensent pas développement durable, ils ne pensent qu’à leur développement durable", a-t-il conclu, espérant que le vent tournera l’année prochaine pour l’édition 2007.

Photos R. Bourguet/Ademe sauf photo 1 M. Pronier.

La Brasserie Bourbon et Tricotage des Vosges labellisés Motor Challenge
L’Ademe a profité du salon Pollutec pour remettre les premiers labels français du programme européen Motor Challenge. Ils récompensent les entreprises engagées dans la réduction de la consommation d’énergie de leurs systèmes motorisés.
Rappelons que les moteurs électriques (systèmes d’air comprimé, de pompage, de ventilation, de froid par compression…) consomment 72 % de l’électricité totale utilisée par l’industrie en France. Un véritable gisement d’économie d’énergie (10 à 15 TWh) à portée de manette !
Tricotage des Vosges, fabricant de chaussettes et collants fibre dans les Vosges, et La Brasserie Bourbon, fabricant de bières et de boissons gazeuses à La Réunion, sont les premiers à s’être engagés la démarche Motor Challenge, puis à avoir signé une charte encadrant un plan d’action d’économies d’énergie volontaire, et enfin à avoir été labellisées. Elles ont reçu de l’Ademe une aide financière à la décision.
Contact: www.motorchallenge.fr
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Retours de conf' |
L’Afnor a présenté son référentiel sur le diagnostic énergétique dans l’industrie. Une démarche qui trouve naturellement sa place dans un contexte de renchérissement du prix de l’énergie et de renforcement réglementaire. La directive sur l’efficacité énergétique adopté en avril dernier impose notamment aux Etats membres de publier pour le 30 juin 2007 un plan national d’action avec des objectifs chiffrés. La méthode de l’Afnor va permettre aux entreprises de disposer d’un bilan énergétique sur site, d’une quantification des potentiels d’économies et de préconisations sur moyens pour y parvenir, hierarchisées selon leur coût. L’Afnor élabore maintenant un module de formation au référentiel à destination des bureaux d’étude et un module de sensibilisation à l’intention des industriels. Tout devrait être disponible en mars 2007.

La création de l’Ireni a été annoncée jeudi par Dunkerque Technologies. L'Ireni ou Institut de recherche en environnement industriel est un GIS (groupement d’intérêt scientifique) qui fédère 21 laboratoires issus de 4 universités régionales et d’une école d’ingénieur (soit plus de 150 chercheurs), sur le thème de la qualité de l’air. Il sera officiellement en place début 2007. Mais dans les faits il est déjà opérationnel, les équipes régionales ayant pris l’habitude depuis plusieurs années de se concerter dans le choix des projets de recherche et des achats de matériels de recherche.

Surveiller les nanoparticules: c’était le sujet d’un débat mercredi dernier sur le Village santé environnement. Il a mis en exergue la nécessité de travailler sur les aspects métrologiques pour identifier des sources d’exposition dans l’air intérieur comme dans l’air ambiant. La taille des particules impose en effet un nouveau type de mesure, en nombre, en répartition granulométrique et en surface spécifique, plutôt qu’en masse comme pour les particules de quelques microns.

Saint-Gobain Canalisation a présenté sur Pollutec Ivoire, une première en France pour faciliter la gestion et le contrôle des pièces de voirie. Ivoire, acronyme pour Identification des pièces de voirie et des réseaux enterrés, est un système reposant sur la technologie RFID (puces radiofréquence). L’identification par puce de toutes les pièces d’un réseau facilitera la maintenance et réduira le temps de saisie des informations, d'où des gains de productivité. Quelques villes pilotes testent déjà Ivoire. |
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Exposants à la une |
La belle pomme de Pollutec
Sur son stand, la société Vers la Terre, spécialisée dans le lombricompostage, exposait (et mettait en vente, mise à prix 5 000 euros) une sculpture en forme de trognon. Taillée dans du bois de micocoulier et dorée à la feuille d’or, elle illustre le leitmotiv de Vers la Terre: "Parce que nos déchets sont nos richesses". Présente pour la première fois au salon, l’entreprise propose une solution de compostage individuel qui peut-être utilisée jusque dans les appartements. "Il n’y a pas d’odeur, ça sent juste un peu le sous-bois si l’on ouvre le couvercle. Le lombricompostage se fait à froid grâce à des vers de l’espèce Eisania andrei", explique Agnès Allart, gérante et fondatrice de Vers la Terre. Créée en 2005, l'entreprise deviendra bientôt une SARL afin de se diversifier et de proposer des formations auprès des collectivités. "Jusqu’ici nous vendions nos produits aux particuliers par Internet. Nous sommes venus ici pour créer une dynamique avec les collectivités, déclare Agnès Allart. Plusieurs sont déjà intéressées, notamment Bordeaux et Romans-sur-Isère." Hall 8 Stand AL 117/118.
Exposant: Vers la Terre // Stand: hall 8, AL 117-118 // Contact: info@verslaterre.fr
Huber est très demandé
Spécialiste du traitement de l’eau et des boues, l’Allemand Huber Technology ne regrettera pas d’avoir augmenté la superficie de son stand et le nombre de son personnel d’accueil. "Et ce n’était pas toujours suffisant ! Nos visiteurs devait parfois patienter plus d’un quart d’heure avant de trouver quelqu’un de disponible sur notre stand", raconte Jean-François Mischler, délégué régional pour l'est de la France. Cette année, Huber a mis en avant sa nouvelle solution compacte de réutilisation domestique des eaux usées traitées issues de l’assainissement autonome. "Cette solution fait ses preuves, la qualité des rejets répond aux exigences des eaux de baignade", se félicite Jean-François Mischler.
Exposant: Huber Technology // Stand: hall 5, L 184
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3 Questions à... |
Claude Bernard et Pierre-Alexandre Treppo, respectivement directeur et responsable marketing d'Interface Développement
Pollutec, des contacts internationaux pour une PME locale |
Le Quotidien - Présentez-nous Interface Développement...
C. B. et P.-A. T. - Notre société a été créée en 1993. Installée à Lyon, notre PME de 10 salariés est spécialisée dans la fabrication de films plastiques pour assurer l’étanchéité des ouvrages d’assainissement, neuf ou dégradés. Nous proposons des solutions techniques sur mesure. En plus des films, nous commercialisons également des coques en PRV et des géomembranes. Notre produit phare est le ID Seal pour la réhabilitation des ouvrages visitables au niveau du radier.
- C’est ce produit que vous mettez en avant sur le salon ?
C. B. et P.-A. T. - Oui, car nous sommes les seuls à le commercialiser en France. il garantit une meilleure glissance, donc moins d’opérations de nettoyage. Il revient moins cher que la pose de coques. Nous avons installé 100 mètres d'ID Seal pour la réhabilitation des ouvrages d’assainissement du Grand Lyon. Ce chantier test devrait constituer un bon début pour sa commercialisation dans la région. Mais, comme le faisait remarquer un collègue lyonnais jeudi, Pollutec apporte plus de contacts internationaux que régionaux !
- Depuis quand participez-vous au salon ?
C. B. et P.-A. T. - C’est notre deuxième participation à Pollutec Lyon. En 2004, nous étions très satisfaits. Comme cette année, nous nous étions intégrés dans le pavillon régional Rhône-Alpes, mais en 2004 la localisation de notre stand nous avait permis d’avoir plus de contacts. Nénamoins, Pollutec reste un salon incontournable pour une petite société comme la nôtre. Le rendez-vous pour 2008 est déjà pris.
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Julien Couaillier, responsable communication produits pour Passion Céréales
L'année prochaine, les céréales auront leur stand |
Le Quotidien - Quelle est la situation du marché national des biocarburants ?
Julien Couaillier - Nous devons développer la filière pour atteindre les objectifs d’incorporation fixés par l’Union européenne, en réduisant autant que possible le recours à des biocarburants étrangers. Aujourd’hui, les biocarburants n’ont pas vocation à se substituer totalement au pétrole. Le problème des surfaces non alimentaires mobilisées pour remplir ces objectifs n’est que transitionnel, car on pourra bientôt partir d'autres matières premières pour faire des biocarburants, quand on saura utiliser toute la biomasse. D’où l’importance de développer la recherche.
- Pourquoi êtes-vous venu visiter Pollutec ?
J. C. - Je représente une association financée par les agriculteurs, qui a pour but d’informer sur le métier de producteur et l’utilisation des céréales vers l’alimentaire et le non-alimentaire. A Pollutec, je suis venu prospecter pour voir quelles informations sont données sur les stand des énergies renouvelables, et si les producteurs sont bien représentés. Apparemment, ce n’est pas le cas, et je pense que nous devrions être présents sur le salon dès l’année prochaine.
- Pourquoi pensez-vous avoir une place à Pollutec ?
J. C. - Dans l’opinion, "agriculteur" est encore souvent associé à "pollueur", alors qu’aujourd’hui l’agriculture peut servir la dépollution, par exemple celle des sols, et participer largement à la production d’énergies renouvelables: biocarburants, énergie bois ou encore cogénération... Les agriculteurs sont aujourd’hui des chefs d’entreprise et ils s’engagent, à l’instar de nombreux industriels, dans une logique du développement durable, qui est favorable à leur économie. Ils ont donc toute leur place au salon des professionnels de l’environnement. Nous avons d’ailleurs rencontré les organisateurs en vue d'une participation future. |
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Baldé Safiatou Diallo, directrice nationale au ministère de l’Environnement de la République de Guinée
"La Guinée doit définir une politique environnementale forte"
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Le Quotidien - Où en est la République de Guinée en matière d’environnement ?
B. S. D. - Nous en sommes au B.A.ba: notre ministère de l’Environnement a été créé il y a tout juste deux ans ! Nous devons tout remettre à plat, en particulier au niveau législatif car notre Code de l’environnement date de 1989 et est totalement caduc: la notion de déchets n’y est même pas clairement définie.
- Pourquoi êtes-vous venus à Pollutec ?
B. S. D. - Notamment pour trouver des financements internationaux afin de réaliser un centre d’enfouissement technique à 40 km de Conakry, la capitale, où la situation est très préoccupante. La décharge actuelle occupe 15 ha en centre-ville, les déchets y sont brûlés à ciel ouvert, avec des répercussions sur la santé. Les nombreux dépôts sauvages provoquent une insalubrité à l’origine d’une terrible épidémie de choléra. C’est toute la filière des déchets qu’il faut créer, quasiment à partir de rien, et globalement une politique nationale de l’environnement.
- Avez-vous trouvé des interlocuteurs sur le salon ?
B. S. D. - Nous avons rencontré des représentants de l’ONU et de l’Agence française pour le développement. Mais aussi les Régions de Picardie, Champagne-Ardenne et Rhône-Alpes avec qui nous pourrions collaborer, et des sociétés spécialisées dans le traitement de l’eau et des déchets. Cette prospection nous permet de connaître l’offre et les prix des technologies dont nous avons besoin. Ainsi, nous pourrons exposer la situation de façon concrète à notre ministère lorsque nous rentrerons. |
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