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Première enquête sur la qualité de l’air intérieur
C’est une première mondiale. L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a travaillé pendant trois ans sur le recensement de polluants et leurs sources d’émissions dans les maisons sur tout le territoire français. Les résultats sont inquiétants et l’Observatoire demande un étiquetage des produits domestiques indiquant leur niveau d’émissions polluantes. |
Annoncés publiquement hier, les résultats de l’étude sur la qualité de l’air intérieur sont un premier pas pour la mise en œuvre d’une politique de prévention au niveau de la pollution de l’air intérieur. Lancée en 2003, l’enquête a été réalisée à la demande du Conseil des ministres, c’est la première étude systématique concernant l’air intérieur réalisée sur l’ensemble du territoire. Elle porte sur un échantillon de 567 résidences principales représentatives de 24 millions d’habitations. Andrée Buchmann, présidente de l’Observatoire de la qualité de l’air, annonçait les résultats : "Seule une minorité de logement (9 %) présente des concentrations très élevées pour plusieurs polluants simultanément, à l’inverse 45 % des logements enregistrent des niveaux de concentration très faibles pour l’ensemble des polluants mesurés. Polluant par polluant, de 5 à 30 % des logements présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations trouvées en moyenne dans le parc." Plus inquiétant, la présence de formaldéhyde, classé comme produit cancérigène par l’OMS, a été découverte dans un grand nombre de produits, les colles ou les produits cosmétiques par exemple. Et, si aucun lien n’a encore été mis en évidence entre l’augmentation de cancers et la présence de ce type de polluant dans l’air, l’Observatoire demande un changement de la réglementation pour modifier la fabrication des produits sources d’émissions. "En outre, nous demandons un étiquetage sur les degrés d’émission des produits comme il en existe déjà sur les produits ménagers concernant le niveau de consommation énergétique", déclarait Andrée Buchmann. |
Elle souhaiterait également que le grand public soit mieux sensibilisé sur la nécessité d’aérer les maisons. "Ces pratiques se perdent, mais il faut savoir qu’ouvrir sa fenêtre, faire sécher son linge ou épousseter son tapis permet de purifier l’air et d’éviter la prolifération d’acariens".
Cette étude constitue la première référence disponible sur la qualité de l’air intérieur du parc de logements en France. Elle ne peut être comparée à une situation antérieure du fait de sa primeur, mais les résultats sont là. Une autre enquête au niveau des écoles et des bureaux est en cours. Espérons que les décisions politiques suivent...
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A voir ce jour |
9h00 en salles 5 et 6 (3h30) Juristes d’entreprise, pensez environnement ! Le droit de l’environnement n’est plus l’affaire des seuls spécialistes, mais doit être pris en compte dans la gestion des entreprises.
Le rôle du juriste d’entreprise en trois tables rondes // ses relations avec le département environnement // sa place dans la démarche RSE // les enjeux liés au droit de l’environnement.
9h30 en salles 11 et 12 (3h) Comment dit-on environnement en polonais ? Venez le découvrir, ainsi que les nouveaux projets prévus pour 2007-2012 et les opportunités de marché, dans une conférence bilingue français-polonais.
10h00 au Village santé et environnement (1h30) Touche pas à mon rat Avec Reach, le besoin de solutions alternatives à l’expérimentation animale se fait encore plus pressant. Quelle recherche, quelle stratégie pour les industriels ?
10h30 au Forum C (45’) Nouveaux tests pour nouveaux risques Substances préoccupantes, tests écotoxicologiques, techniques d’analyses…
SGS Multilab (hall 10, stand AX 31) abordera leurs évolutions et s’exprimera sur les conséquences pour tous les acteurs du nouveau règlement européen Reach.
14h30 Salle 66-C (2h30) Qualité de l’air: quels risques à l’atelier ? Comment adapter le contexte réglementaire à l’évolution des maladies professionnelles ?
Entre autres intervenants, le point de vue du docteur Françoise Jacquet, de la direction régionale Rhône-Alpes du travail et de l’emploi.
16h00 au Forum du recyclage Federec (1h) Démontage intégral pour ma deudeuche Comment atteindre l’objectif européen de valorisation des VHU ?
Les véhicules hors d’usage (VHU) valorisés à 85% dès 2006 et à 95% en 2015 // c’est possible selon INDRA et la FNDA, moyennant leur démontage complet et l’implication de tous les métiers.
16h15 au Village santé et environnement (1h30) Qui a peur des nanoparticules ? Pleines de potentialités, elles ne sont pas forcément sans danger.
Pour assurer la sécurité de la mise en œuvre des nanotechnologies à leur utilisation finale, il est indispensable de développer des techniques de mesure et d’évaluation pour mieux les connaître.
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| Flash |
Degrémont et l’INSA (l'Institut national des sciences appliquées) présentent à 11h00 leur partenariat public-privé autour du programme Valireb (valorisation industrielle des résidus de boues) sur le stand Degrémont H5 stand M 182.

Champagne ! Venez vite mettre votre carte de visite dans l’urne installée sur le stand de la société Ideal Technologies (hall 6, stand AD 106). Chaque soir, un tirage au sort est organisé pour désigner l’heureux gagnant d’une bouteille de champagne: brut, pas recyclé !

Opus Light, bureau d'études répertorié dans le catalogue Pollutec au stand AA 124 du hall 6, se trouve en fait au stand AB 126.
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ACHATS ECORESPONSABLES
Pourvu que la demande porte l’offre !
Intégrer le développement durable (DD) au sein de la fonction achat: une étude réalisée par l’ACA* en 2005 constate que moins de 20 % des entreprises s’y sont mises. Pour améliorer la situation, l’Etat veut montrer la voie. D’une part il encourage des procédures d’achats publics écoresponsables grâce à l’entrée en vigueur en septembre du nouveau Code des marchés publics. D’autre part, le Medd sensibilise les distributeurs et consommateurs aux produits écolabellisés, en espérant que leur demande provoque une offre de la part des industriels.
*Association HEC CESA achat et supply chain.
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Le levier des achats publics |
Les achats publics touchent plusieurs dizaines de milliers d’acheteurs; ils pèsent 15 % du PNB, et plus encore pour les BTP. Déjà réformé en 2004 pour permettre aux acheteurs publics de choisir des produits et des services écoresponsables, le nouveau Code des marchés publics introduit de façon plus fondamentale la notion de développement durable et en fait même une obligation dès la définition des besoins. Depuis le 1er septembre 2006, les acheteurs publics peuvent intégrer l’environnement dans les conditions d’exécution du marché (article 14), dans les renseignements demandés aux candidats sur leur savoir-faire (article 45) et dans les critères de choix des offres (article 53). "Il permet aujourd’hui aux acheteurs publics d’imposer des clauses d’achats éthiques pour une prise de conscience de leur rôle de citoyens et acteurs du développement durable", souligne Marie-Ange Alet Ricard, conseillère municipale déléguée et responsable des marchés publics à la ville de Toulouse. |
C'est une véritable avancée, car le Code des marchés publics n’avait jusqu’alors pour seul objectif que de satisfaire les besoins économiques de la collectivité en respectant les principes de libre concurrence, d’égalité de traitement entre les candidats et de choix de l’offre économiquement la plus avantageuse. Pour l’Etat, il s’agit de faire de ce nouveau code, qui applique la Charte de l’environnement, un instrument de politique publique, aux côtés de la réglementation et de la fiscalité. |
| Les économies d’énergie commencent à l’achat |
Réduire de 420 GWh la consommation électrique des bâtiments tertiaires sous quatre ans: c’est l’objectif du programme Eco-Eclairage, initiative du bureau d’études et de conseil en éclairage Opus Light avec le soutien de l’Ademe. Pour sensibiliser les utilisateurs et les professionnels, Opus Light propose le "Guide des bonnes pratiques d'éco-éclairage en France". Objectif: sensibiliser les consommateurs et de les orienter dans leurs achats. Exemple: un projecteur à iodure métallique divise par quatre la consommation électrique et dure cinq fois plus longtemps qu’un projecteur halogène.
Exposant: Opus Light // Stand: hall 6, AB 126 // Contact: contact@opuslight.com |
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Les écolabels en mal de notoriété |
Les écolabels ne sont pas assez connus du grand public: c’est le constat qui a orienté la campagne du Medd – au ton très "consommateur" – pour la promotion des écolabels. Depuis le 1er septembre, de nombreuses enseignes affichent sur les rayons et les chariots le slogan "Les écolabels, moi j’achète !". La campagne, organisée en partenariat avec l’Ademe et l’Afaq-Afnor Certification, durera jusqu'au 31 décembre. Selon Jean-Paul Ventère, chargé des écoproduits au Medd, les industriels hésitent encore à se lancer dans l’écolabellisation: "Ils pensent qu'il vaut mieux attendre que les pouvoirs publics imposent un peu plus les écolabels, qui leur demandent encore beaucoup d’efforts. Mais, comme les distributeurs sont désormais demandeurs, les industriels y viennent tout de même."
La reconnaissance des écolabels par les consommateurs est encore plus importante pour les PME qui n’ont pas de marque à forte notoriété. "Les PME peuvent se référer à ce signe collectif et bénéficier de l’effet d’entraînement", estime Jean-Paul Ventère. Pour que les consommateurs donnent la préférence aux produits écolabellisés, les distributeurs doivent les rendre visibles. "C’est comme les voitures, considère Jacques Beslin, directeur général de l’Afaq-Afnor Certification. La majorité des gens ne commencent à acheter un modèle que lorsqu’il y en a un certain nombre dans la rue!" La France est actuellement le troisième pays pour l’attribution de l’écolabel européen, avec 50 industriels titulaires. Objectif: dépasser les 1 000 industriels d’ici à dix ans. |

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Les innovations du jour |
Haléco, des absorbants à toute épreuve
Chez Haléco, toute la gamme Pollusorb d’absorbants en polypropylène sera désormais équipée d’une nouvelle calandre "nid d’abeille". Ce procédé augmente leur pouvoir d'absorption et renforce leur résistance mécanique. Bénéfices: le délaminage est évité, ce qui accroit la durée d’utilisation de 25 %.
Les produits Pollusorb sont donc encore plus adaptés aux conditions d’utilisation extrême (trafic intense, écoulements abondants, etc.). Christelle Moretton, responsable du marketing, précise que "ces absorbants sont disponibles en trois modèles: gris pour les produits de tous types, vert pour les hydrocarbures et jaune pour les produits chimiques". La gamme de conditionnement est également très vaste: du sac de 100 feuilles à 47 euros (capacité d’absorption de 69 litres hydrocarbures) au kit d’intervention complet (820 litres) à 1 200 euros.
Exposant: Haléco // Stand: hall 10 - AV 14 // Contact: clients@haleco.fr
Captez mieux les particules faiblement magnétiques
Goudsmit Magnetic Systems, spécialiste des aimants, lance une version améliorée de son système d’extraction High Gradient. Ce tambour équipé d’un aimant interne de 220 degrés affiche une valeur magnétique pouvant atteindre 16 000 Gauss pour l’extraction des particules très faiblement magnétiques. "Pour l’industrie verrière, il est très important de retirer toutes les particules d’inox 304 des débris de verre recyclé", nous précise Christian Leleu, directeur de Goudsmit France.
Exposant: Goudsmit Magnetic Systems // Stand: hall 8 - AK 194 // Contact: goudsmit.france@wanadoo.fr
Broyeur économe pour matières légères !
Le dernier né de la gamme Artech (groupe Synmet) est l'Artech Light Duty, un broyeur pour déchets légers (OM, plastiques, etc.) qui affiche une longue durée de vie et un faible coût d’utilisation. "L’innovation principale réside dans le système d’ajustage du stator, ses couteaux pouvant être usés jusqu’à 25 mm au lieu de 5 mm pour un couteau standard." Parce qu'il est moins souvent nécessaire de retourner ou de changer ces couteaux, la productivité est supérieure et les temps d'arrêt limités, d'où des économies de fonctionnement.
Exposant: Synmet // Stand: hall 8 - AN 243 // Contact: www.synmet.fr
La désorption par le vide traite les PCB
Le traitement en fin de vie des équipements contaminés par des huiles PCB (polychlorbiphényle ou pyralène) peut désormais se faire sans solvant chloré (perchloréthylène). Aprochim propose une technique de désorption par vide poussé pour extraire le pyralène. L’enceinte fermée est inertée sous azote, puis chauffée avant le pompage sous vide, le refroidissement et la condensation des vapeurs. Les émissions dans l’atmosphère sont moindres et les risques pour la santé des employés réduits.
Exposant: Aprochim // Stand: hall 8 - AL 154 // Contact: alainhenri.keravec@chimirec.fr
A petits chantiers, déchets bien recyclés
Les déchets des petits chantiers, contenant des racines, pierres friables, tout venant humide, argiles et glaises, sont habituellement transportés et mis en CET de classe III. Ils sont maintenant recyclables à 90 % grâce à l’atelier mobile de recyclage des déblais de chantier d’Ideachip. Un godet mélangeur muni de rotors à disques avec marteaux ou de rotors de stabilisation (granulométrie de 20 à 120 mm) se positionne sous un silo télécommandé qui dépose dans le godet une dose de chaux "préprogrammée" (0,8 à 1,5 % de la masse de déchets) puis crible le mélange en retenant les gros déchets indésirables. Le mélange chaulé peut alors être remis en œuvre sur les chantiers. Cela réduit les frais de transport et de mise en décharge et rend moins nécessaire l'apport de nouveaux matériaux de carrière.
Exposant: Ideachip // Stand: hall 6 - Z 166 et AA 166 // Contact: france@allu.net
Des canalisations sous haute protection
Le Landopipe est un géotextile de protection des canalisations, non tissé aiguilleté en fibre courte de polypropylène, dont la souplesse et la légèreté lui permette d’épouser au mieux les contours des canalisations. Il amortit les chocs lors du remblai, facilitant le réemploi des déchets (à la place d ’un matériau noble moins agressif pour les canalisations). Il favorise aussi le drainage.
Exposant: Landolt France // Stand: hall 3 - D144 // Contact: landolt-france@landolt.com |
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Coulisses |
Cherche bleu désespérément
Profluid, l’association des pompes, de la robinetterie et des compresseurs, a passé une bonne partie de la journée de mardi à courir dans tous les magasins de Lyon à la recherche de bleu de méthylène ! L'un de ses adhérents en avait besoin pour colorer l’eau d’un bassin sur son stand...
Vuilwater ? Pas facile d’être un groupe international. Au montage de son stand, KSB a découvert qu’une de ces pancartes "Les eaux usées, c’est notre affaire" était écrite en néerlandais. Vous n'aurez pas besoin de savoir que vuilwater signifie eaux usées en néerlandais, car le panneau a été corrigé... Mais cela n'a pas été si simple, car tous leurs ordinateurs sont équipés de claviers allemands.
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Mon premier Pollutec |
Big Bennes à l'heure des VHU
La société Big Bennes est présente pour la première fois à Pollutec, en tant qu’importateur exclusif de la marque allemande STH de matériel de dépollution des VHU. Big Bennes est spécialisé depuis 1988 dans le traitement de tous les déchets. Ce récupérateur a été la première entreprise française à obtenir l’agrément préfectoral permettant de recevoir les VHU sur son site. « Avant d’en être importateurs, nous sommes utilisateurs des machines de STH, et nous existons d’abord par notre activité de récupérateur, explique Henri de Wulf, P-DG de Big Bennes SA. Notre force, c’est donc la garantie d’exister dans les années à venir, par rapport à nos concurrents qui n’ont qu’un représentant en France. »

Par sa présence à Pollutec, l’entreprise veut s’affirmer comme interlocuteur privilégié pour les professionnels de l'automobile. En six mois, Big Bennes a vendu près de cent machines en France, Belgique, Roumanie et Portugal. Un succès qui étonne encore Henri de Wulf : « Quand nous avons commencé l’activité d’importation, nous pensions vendre trois machines par an ! » Exposant : Big Bennes // Stand : Hall 8, AN 193 // Contact : www.bigbennes.com |
Retour de conf' |
Réutiliser l’eau dans le bâtiment
Le CSTB organisait hier matin au Forum A une conférence sur l’épuration des eaux et leur réutilisation dans le bâtiment. Devant un public nombreux et plutôt jeune, Abdel Lakel, responsable du pôle Pollution et épuration des eaux de l’établissement public, a brossé les enjeux sanitaires et environnementaux associés et répondu à de nombreuses questions techniques. L’ingénieur a également rapidement présenté les objectifs du futur centre Aquasim dont la construction débutera en juillet prochain pour une mise en service mi-2008. Cet équipement de 6,7 millions d’euros sera un outil grandeur nature consacré "à la simulation réaliste et accélérée de la chaîne de l’eau au sein du système bâtiment-parcelle". |
Podium |
Ne ratez pas les EEP awards !
A 12h00 sur le plateau TV, remise des European Environmental Press Awards (prix européens de l’innovation environnementale), décernés par 18 magazines européens dont Environnement Magazine pour la France. Cocktail sur le stand de Victoires Editions (hall 6, AC 106) après la remise des prix !
Prix Entreprises et Environnement
Le grand gagnant: Rowenta

L’aspirateur Shock Absorber Rowenta France a inspiré Nelly Olin qui lui a décerné ce mardi le premier prix dans la catégorie écoproduit pour le développement durable 2006. Saluant deux ans de recherche, la ministre a pu se rendre compte sur le plateau TV du "poids plume" de cet aspirateur: " Beaucoup plus léger que celui que j’utilise chez moi", a-t-elle constaté. Autres qualités de cet appareil: tous ses éléments plastiques sont en polypropylène (deux fois moins de matière utilisée), il résiste aux chocs, est économe en énergie (20% de moins qu'un aspirateur de performance équivalente), silencieux et recyclable (réduction du nombre de composants). Son prix ? 200 euros !
Contact: Robert Meyrignac
Les autres lauréats
Catégorie écoproduit pour le développement durable
2e prix
JC Decaux pour son service de location de vélos Cyclocity, également déployé à Lyon sous le nom de Vélo’v, à Gijón (Espagne) et à Vienne (Autriche).
Contact: Marie-Pierre Lemaitre
Mention spéciale
Advent Agri pour son Gel Feu 100 % naturel et biodégradable qui se transforme en mousse protectrice à l’approche des flammes.
Contact: Pascal Foy
Catégorie Management environnemental pour le développement durable
Renault pour son système de management environnemental s’appuyant sur un réseau de 2000 collaborateurs.
Contact : François Marie
Catégorie Coopération internationale pour le développement durable
PSA Peugeot Citroën pour son association avec le laboratoire de développement des technologies propres de l'université de Saõ Paulo (Brésil) et sa collaboration avec les autorités fédérales brésiliennes pour des tests sur des moteurs biodiesels.
Contact: Marc Bocque

Trophée des technologies économes et propres
Trois prix cette année, remis par l’Ademe et le magazine Industrie et Technologies aux entreprises ayant développé pour leurs propres besoins un procédé ou un équipement industriel innovant, permettant de réduire les consommations d’énergie ou les pollutions.
1er: Aprochim pour sa technique propre et économique d’élimination des PCB, qui sont portées en phase gazeuse puis aspirés à l’aide d’une forte dépression et enfin condensés. Le tout sans avoir à démonter les équipements contenant le pyralène (hall 8, stand AL 154.).
Investissement: 1 500 000 euros.
Economie: 360 000 euros par an.
2e: Sanden Manufacturing Europe, fabricant de compresseurs de climatiseurs automobile, pour sa solution de traitement de ses effluents huileux par évaporation puis traitement biologique sur lits fixes.
Investissement: 300 000 euros.
Economie: 165 000 euros.
3e : Verrerie du Languedoc (VDL) pour sa technologie de chauffe oxygène-gaz naturel avec production d’oxygène pour ses fours et récupération de la chaleur des fumées puis revente sous forme de vapeur ou d’électricité à l’embouteilleur Perrier.
Investissement: non communiqué.
Economie: 450 tep par an, 30% de consommation de gaz naturel et 90% émissions d’oxydes d’azote. |
Bruits d'allée |
Vous n'avez plus de connection à Internet ? Nous aussi nous ramons, et c'est pareil pour le reste des exposants... C'est la bande passante qui n'est pas assez large pour tout le monde !
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Retour de conf' |
La fluorescence au service des sols
Hier matin, la salle de conférences du Village sites et sols polluées était bien remplie et les visiteurs étrangers nombreux, avec le Brésil assis au premier rang.
Il faut reconnaître que l’objectif de cette conférence, intitulée "Evaluation rapide de la pollution métallique d’un sol: usage de la fluorescence X", est assez original. Il ne s’agit pas de la présentation d’un nouveau produit par son fabricant, mais du retour d’expérience d’une société française, CSD Azur, sur l’utilisation d’une technologie américaine vieille de plus de cinq ans. L’appareil utilisant la fluorescence X permet d’évaluer sur le terrain la présence des principaux polluants présents dans le sol, donc de limiter les analyses en laboratoire plus longues.

Le public dans la salle était assez dubitatif sur les avantages de cette technique, mais Christian Cornet de CSD Azur n'en doute pas: "A l’avenir, cela devrait devenir un appareil standard." Pour le moment, c'est son prix qui pourrait freiner sa commercialisation. L’investissement nécessaire se situe entre 30 000 et 40 000 euros. "Pour un petit bureau d’études, c’est beaucoup. Mais dans l’entreprise CSD en Suisse, l’appareil a été amorti sur un seul gros chantier", note Christian Cornet.
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Exposants à la une |
Lumière sur Cap ENR
Cap ENR est spécialisée dans la promotion des énergies renouvelables intégrées à l’habitat et à la ville. En 2005, l’entreprise participait à son premier Pollutec, et la société Windside qu’elle représente remportait la médaille d’or des EEP Awards pour ses éoliennes à axe vertical, qui trouvent facilement leur place dans l’environnement urbain.
Un an après, la société revient avec deux innovations: un luminaire et une rampe lumineuse utilisant des diodes électroluminescentes (LED), qui consomment peu d’énergie. « Ces deux systèmes peuvent être alimentés par une source d’énergie renouvelable comme les éoliennes Windside », ajoute Sandrine Audras, directrice générale de Cap ENR. Pour la commercialisation des rampes lumineuses, Cap ENR a noué un partenariat avec LGI, une importante société d’aménagement urbain, « pour concrétiser rapidement l’application des solutions durables dans nos villes ».
Exposant: Cap ENR // Stand: hall 8, AK153 // Contact: www.cap-enr.com
Les pompes en composites de Peme Gourdin
Peme Gourdin étend son territoire sur Pollutec Lyon. Cette année, le fabricant de pompes a décidé d’augmenter la superficie de son stand pour mieux mettre en valeur ses gammes de produits. Le jeu en vaut la chandelle: la société innove avec des pompes de forte capacité (100 à 1 000 m3 par heure ) construites à partir de matériaux composites.
« C’est une première dans le secteur: les composites sont habituellement utilisés pour des produits de plus petite taille », explique Jean-Marc Guibert, directeur de Peme Gourdin. Destinées au transport des eaux de mer, des eaux saumâtres ou polluées, ces pompes résistent bien à la corrosion. Leur rendement est augmenté grâce à leur surface « plus lisse que celle des équipements habituels, en fonte ou en inox ».
Exposant: Peme Gourdin // Stand: hall 2, J77
Screlec à fond les batteries
Pour cette édition, le stand de Screlec a été entièrement relooké. Le message est clair : sur fond vert, des piles et batteries attendent d’être jetées dans les nouveaux points de collecte Batribox. L’éco-organisme recentre son activité sur la collecte et le tri des piles et batteries.
Mais Batribox – pour batterie, tri et boîte (in English) – est aussi un programme de sensibilisation du grand public. En octobre 2006, après avoir équipé à neuf tous les points de collecte de Batribox, Screlec a organisé plusieurs manifestations en Ile-de-France. Au total, 150 ambassadeurs étaient présents au niveau des points de collecte pour informer le public. Des stands ont également été installés dans 10 centres commerciaux parisiens. « Pour 2007, nous prévoyons d’étendre cette campagne au niveau régional », annonce Jacques David, le directeur.
Exposant: Screlec // Stand: hall 8, AN 114 |
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3 Questions à... |
Michel Mombrun, délégué général du Fidarec (Forum international de la dynamique territoriale, achat responsable et éco-conception des produits et des services)
"L’initiative volontaire ne suffit pas: il faut provoquer la rencontre entre l’offre et la demande de produits écoresponsables" |
Le Quotidien - Quel est l’objectif du Fidarec ?
Michel Mombrun - Nous avons constaté que des acheteurs publics et privés qui souhaitent intégrer le développement durable (DD) dans leur politique d’achat ne trouvent pas toujours de fournisseurs ou ils sont trop chers. D’autre part, dans un marché mondialisé, des entreprises qui veulent prendre en compte le DD mais ont peur de ne pas trouver d’acheteurs et d’être victime d’une distorsion des prix. C’est le serpent qui se mord la queue. Nous avons donc créé ce forum pour instaurer un dialogue entre les différents acteurs et mettre en accord l’offre et la demande.
- Fidarec existe déjà à l’échelon national, pourquoi créer aujourd’hui des Fidarec régionaux ?
M. M. - La région est un niveau pertinent qui permet la rencontre de l’offre et de la demande. Sa taille permet aux différents acteurs de se voir et de dialoguer entre eux : industriels, collectivités territoriales, Ademe, distributeurs, etc. Mais c’est aussi un échelon qui est suffisamment grand pour que le business puisse fonctionner. L’objectif est de favoriser l’activité régionale, tout en évitant de multiplier les émissions dues aux transports des marchandises fabriquées à l’autre bout de la planète.
- Pourquoi les différents acteurs ont-ils besoin d’un forum comme Fidarec pour se rencontrer ?
M. M.
- Si nous en sommes là en France, c’est parce qu’on pense que l’initiative volontaire va suffire, mais ce n’est pas le cas. Notre nouveau Code des marchés publics permet d’intégrer le DD dans les politiques d’achats publics mais d’autres pays, comme la Suisse, n’ont pas hésité à recourir à la législation pour exiger des niveaux minimum d’achats éco-responsables pour les achats publics. Si le papier recyclé est obligatoire dans les administrations, cela créé un marché important et fait baisser son prix. Il faudrait imposer des règles. C’est comme pour les morts sur la route : toutes les campagnes de communication sur les dangers de la vitesse n’ont jamais eu le même impact qu’une réglementation stricte.
Fidarec organise de nombreux événements sur Pollutec, notamment une rencontre des acteurs régionaux intitulée "Vers un forum régional", mercredi 29 novembre de 14h30 à 17h dans la salle 330.
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Hubert Willig, président de l’Ifaa et directeur de Sotralentz
"On ne dira plus effluents mais eaux usées domestiques" |
Le Quotidien - Existe-t-il des spécificités au niveau du marché de l’assainissement non collectif (ANC) en France ?
Hubert Willig - Notre société est basée en Alsace, mais nous sommes très présents sur tout le territoire et même au niveau européen. Les spécificités du marché sont présentes notamment au niveau des zones de montagne. Nous nous efforçons de répondre aux particularités de chaque marché: par exemple, en zone de montagne, nous proposons des systèmes d’assainissement adaptés aux climats rudes, avec des produits double peau pour créer une lame d’air et garantir une bonne isolation.
- Existe-t-il des prescriptions techniques spécifiques à l’ANC en zone de montagne?
H. W. - La DTU 64.1 (ndlr: document technique unifié sur la mise en œuvre des dispositifs d'assainissement autonome) prévoit que, dans les cas particuliers comme les zones de montagnes ou les zones inondables, l’installateur doit se reporter aux prescriptions techniques prévues par les fabricants, et prévoir en sus une demande de dérogation préfectorale. C’est une démarche plus laborieuse, mais bien réglementée.
- Hier, vous avez exposé les nouveautés réglementaires appliquées à la DTU 64.1. Quelles en sont les grandes lignes ?
H. W. - Désormais, ce ne sera plus un cahier mais deux parties distinctes, avec les prescriptions techniques d’un côté et les critères généraux sur le choix des matériaux de l’autre. Entre autre, certains mots de vocabulaire ont changé pour s’accorder avec la réglementation européenne. Il ne faudra plus dire "effluents", mais "eaux usées domestiques", ni "regards" mais "boîtes". Jeudi, nous présenterons à nouveau cette conférence sur le Village. |
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Agenda spécial ANC |
| Pourquoi choisir un artisan ? Mercredi 29 novembre, de 10h30 à 11h30, et jeudi 30, de 15h00 à 16h00.
L’offre produits, mercredi 29 novembre, de 15h00 à 16h00, et vendredi 1 décembre, de 10h30 à 11h30.
La norme DTU 64.1 et un point réglementaire sur l’ANC, jeudi 30 novembre, de 10h30 à 11h30.
Toutes ces manifestations ont lieu au Village de l’ANC. |
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Göran Värmky, directeur du pôle environnement et business de la région de Göteborg
La Suède mise sur le biogaz
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Le Quotidien - Pourquoi la Suède a-t-elle choisi de miser sur le biogaz carburant ?
Göran Värmky - Cette solution est très intéressante à plusieurs niveaux. Elle permet d’optimiser la valorisation de nos déchets comme les boues d’épuration, les déchets ménagers, industriels ou agricoles, et d’utiliser une matière première présente sur notre territoire. Notre savoir-faire pour produire du biogaz a fait ses preuves. Aujourd’hui, nous possédons 30 usines de production, contre 7 en 1997.
- Qui utilise le biogaz en Suède ?
G.V. - En 1980, 20 stations-service étaient équipées. Aujourd’hui, nous en recensons 80. Elles ont pu se multiplier rapidement grâce à l’aide du gouvernement, qui offre des aides aux collectivités pour leur mise en place. Aujourd’hui, 9000 véhicules roulent au biogaz en Suède, bus urbains et camions de collecte en tête.
- Quels sont les avantages du biogaz par rapport aux autres biocarburants ?
G.V. - Le biogaz produit à partir d’un hectare de biomasse permet de parcourir 68300 km, contre 41600 pour l’éthanol et 23000 pour le biodiesel. Le coût du biogaz est inférieur de 30 à 40% à celui du pétrole. En outre, nous avons mis en évidence que, depuis 2001, son utilisation a permis de réduire nos émissions de gaz à effet de serre à plusieurs dizaines de milliers de tonnes.
Evénement: face à la dépendance au pétrole, la stratégie de rupture en Suède d’ici à 2020, mercredi 29 novembre de 13h45 à 14h15, sur le Plateau TV. |
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