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Des communes pleines d'énergies... renouvelables !
Le Comité de liaison énergies renouvelables (Cler) a remis hier les prix du championnat de France des énergies renouvelables des communes. Cette année, l’outre-mer, toujours en pointe grâce à un tarif de rachat plus avantageux, faisait l'objet d'un prix distinct pour laisser une place aux initiatives en métropole. |
L’édition 2006 du championnat de France des énergies renouvelables a mobilisé 72 communes. Elles ont concouru dans trois catégories: équipement en solaire thermique, en solaire photovoltaïque et en bois énergie (chaudières automatiques), elles-mêmes divisées en sous-catégories en fonction du nombre d’habitants.
Cette année, le Cler a décidé de créer un prix distinct pour les DOM-TOM. Non parce que "le soleil n’est pas le même partout", comme le rappelle par plaisanterie Didier Lenoir, président du Cler, mais pour tenir compte du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque, plus élevé dans les DOM-TOM. "La commune de Saint-Anne en Martinique devait naturellement recevoir le prix du solaire photovoltaïque pour les communes de 2 000 à 50 000 habitants, avec ses 1960 m² pour 4 901 habitants, estime Caroline Canale, chargée du projet Championnat au Cler. Mais nous avons quand même voulu récompenser la commune de La Tour-de-Salvagny, qui atteint 440 m² pour 3 402 habitants. C’est un résultat exemplaire pour la métropole, qui n’a pas bénéficié d’incitations financières aussi élevées."
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Toutefois, la distinction entre métropole et DOM-TOM sera abandonnée dès la prochaine édition en 2007, étant donné l’augmentation du tarif de rachat pour l’électricité photovoltaïque en métropole depuis juillet 2006.
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La diversification vaut un prix spécial à Kaysersberg
Un prix spécial a été remis à la ville de Kaysersberg, en Alsace, pour honorer son dynamisme et la transversalité dont elle fait preuve. Cette commune de 2 780 habitants concourt dans les trois catégories du championnat avec ses 162 m² de panneaux solaires thermiques, 82 m² de panneaux photovoltaïques et 780 kW en bois énergie. "Je suis un élu écologiste; et chez les écolos il y a ceux qui parlent et ceux qui font", s’enorgueillit Henri Stoll, le maire. Son but: faire de sa commune la référence du développement durable dans le quart nord-est. |
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Ça chauffe à Vénissieux, et pas qu'aux Minguettes
Vénissieux est lauréate de la catégorie bois énergie, avec 12 000 kW pour ses 56 000 habitants. Ville industrielle de la première couronne de Lyon, elle a décidé de diversifier son énergie dès l’an 2000, d’abord avec de la cogénération puis en investissant dans deux chaudières bois de 6 000 kW. "On connaît souvent Vénissieux à cause des difficultés du quartier des Minguettes. Mais il faut aussi parler des actions positives: c’est pourquoi je suis aujourd’hui très fier de recevoir ce trophée", a déclaré avec émotion Michel Perret, adjoint au maire. |
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A voir ce jour |
9h30 salles 5+6 (3h) Une matinée environnement mâtinée de chimie La compétitivité des entreprises face à Reach et le traitement des sols vis-à-vis du risque PBT.
Les principaux acteurs du thème chimie et environnement de la région Rhône-Alpes seront réunis pour cette conférence qui permettra de confronter innovation et enjeux industriels.
10h00 Village santé et environnement (1h30) Que me raconte cet expert ? Comment faire pour qu’experts et grand public partagent la même information, à défaut du même savoir ?
L’Ineris et l’Afsset donneront quelques clés au cours de cette conférence. Quel est le rôle des médias ?
9h45 en salle 11 (pendant toute la journée) Direction végétal Présentation de la nouvelle direction du végétal et de l’environnement de l’Afssa à l’occasion des 2es Journées nationales de la fertilisation organique.
Ces journées sont organisées par Rittmo (Recherche Innovation et transfert de technologies pour les matières fertilisantes organiques) et le LDAR (Laboratoire départemental d’analyse et de recherche de l’Aisne).
A 12h00 au Plateau TV (15’) Guinée, déchets, santé La République de Guinée (Guinée Conakry) expose sa volonté politique et économique d’une protection environnementale, qu’elle considère comme l’un des piliers de l’amélioration de la santé publique.
L’Afrique a malheureusement été sous les feux de l’actualité environnementale cette année, après le scandale des déchets toxiques déversés sauvagement dans des décharges de Côte d’Ivoire. Mais ce pays offre également des opportunités d’affaire.
12h30 Forum B (45’) Transports écolo-perfomants Orée présente son nouveau guide "Performances environnementales des pratiques de transport et de logistique".
On y trouve notamment plusieurs retours d’expériences menés par des entreprises et des collectivités locales. L’association Orée réunit entreprises et collectivités impliquées dans la gestion environnementale.
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Mon premier Pollutec |
Le Ghana jette l'éponge
Pas de posters sur les murs, pas de plaquettes dans les présentoirs sur le stand du Ghana, pourtant seul pays d'Afrique présent à Pollutec en tant qu'exposant. Le stand est entièrement vide. Il faut dire que la route a été longue jusqu'à Eurexpo. Les visas ont été si difficiles à obtenir que seul un représentant officiel et deux assistants ont pu faire le voyage. Un autre membre de la délégation officielle, bien qu'ayant obtenu son visa, a choisi de rester au pays, par solidarité avec ses assistants qui se l'étaient vu refuser. Pourtant, les besoins du pays en environnement sont importants. Ils concernent surtout l’hydroélectricité et la dépollution de l’eau.

Hier jeudi, les Ghanéens ont renoncé. Ils profiteront du salon en tant que visiteurs. Espérons que l'année prochaine verra le retour du Ghana avec sa délégation au complet, et peut-être une présence africaine plus marquée...


Mon dernier Pollutec
Resirep, société spécialisée dans les sols et revêtements industriels, participait pour la première… et dernière fois à Pollutec. Des erreurs tant sur le positionnement stratégique de l’entreprise que sur le choix de l’emplacement font que le salon n’a, pour cette filiale du groupe Eiffage, aucun goût de revenez-y. |
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EAUX PLUVIALES
Un marché prometteur mais pas conquis
Les techniques de récupération et de réutilisation de l'eau de pluie sont dispersées mais elles existent. Le marché émerge, mais les carences réglementaires freinent encore son expansion.
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Le potentiel des industriels |
Un mètre carré de toiture peut fournir jusqu’à 700 litres d’eau de pluie chaque année. Le marché de la réutilisation des eaux de pluie commence à prendre de l'ampleur. Les collectivités et les particuliers sont aujourd’hui ses principaux clients, même si l’industrie représente un fort potentiel de développement pour les techniques de réutilisation de l'eau. Pour les industriels, la récupération des eaux de pluie peut servir à de nombreuses applications: lavage des véhicules, nettoyage des sols, rinçage et refroidissement des machines... L'eau peut aussi être réutilisée pour les réserves d’incendie. "Toute l’industrie est concernée, à des degrés divers selon son activité. L’agro-alimentaire utilise essentiellement de l’eau potable, elle sera donc moins concernée que l’industrie automobile par exemple", note Pierre-Jean Bonin chez Skywater. La réutilisation des eaux peut satisfaire jusqu’à 90 % des besoins en eau d’un site industriel.
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Néanmoins, ce potentiel est limité par les lacunes de la réglementation. La loi sur l’eau prévoit un crédit d’impôt qui s’adresse uniquement aux particuliers. Un oubli de la part du législateur, mais qui devrait un jour être corrigé étant donné le potentiel du marché pour les industriels. "Les nouvelles solutions de récupération d’eau de pluie sont nombreuses, et il y a encore beaucoup de bricolage. Le ministère de la Santé redoute l’utilisation de systèmes non sûrs qui représenteraient un danger pour les individus", déclare Pierre-Jean Bonin. |
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Des solutions au goutte-à-goutte
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Le secteur de l’eau tient cette année encore une place prépondérante à Pollutec, avec 28,5 % des exposants. Côté innovation, de nouvelles solutions apparaissent pour mieux maîtriser les eaux pluviales (systèmes de rétention et de récupération). Skywater s'est spécialisé dans la récupération des eaux de pluie et propose une solution globale, de la collecte jusqu’à la réinjection dans les bâtiments. Plasteau et Eaux de France également proposent des solutions globales de récupération et de réutilisation des eaux de pluie. Les cuves en béton d'Eaux de France par exemple ont l’avantage d’adoucir l’eau. D’autres industriels présents sur des marchés transversaux, comme l’assainissement pour Sotralentz, s’intéressent aussi à ce nouveau marché. Tous ces fabricants s’accordent à dire que le potentiel commercial est là; malheureusement, sur le salon, son éparpillement pénalise un peu le secteur. A quand un village consacré aux eaux de pluie, à leur récupération et à leur réutilisation ? |

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| Ecobassin, pour une récupération béton |
Chapsol est spécialisé dans la fabrication de murs de soutènement. Mais, depuis un an, la société commercialise l'Ecobassin, une solution pour la rétention des eaux de pluie. Ce système est constitué d’éléments-cadres préfabriqués en béton, juxtaposés et fixés mécaniquement par compression d'un joint caoutchouc étanche. Il permet d’importants volumes de stockage, sa pose est rapide et sa mise en œuvre nécessite peu d'entretien. Les applications concernent surtout les collectivités, avec par exemple la commune de Pont-à-Mousson qui s'est fait poser un bassin de 1 100 m³. D ’autres projets ont été montés avec une réutilisation des eaux de pluie pour la réserve incendie.
Exposant:
Chapsolb // Stand: hall 6, Z 126 |
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Les innovations du jour |
Mur végétal isolant
Végétalis est le nom du procédé breveté de mur végétal modulable mis au point par Greenwall, une jeune entreprise innovante (JEI) soutenue par l’Anvar. Ce mur vert présente des performances d'isolant thermique et d'absorbant phonique (classe A4: -18 dBA en absorption). Il est naturellement hydro-rétenteur et absorbe jusqu’à 20 fois son poids en eau.
Végétalis est le fruit d'un programme de recherche de trois ans mené en partenariat avec des chercheurs du Cirad. A la différence des autres murs végétalisés, Végétalis se caractérise par une grande variété d’espèces et de végétaux qui respecte la biodiversité, évitant ainsi le développement des maladies propres à une espèce. Le substrat est labellisé Eco-Cert. Dès l'installation, la végétation couvre 50 à 70 % du mur et 100 % en moins d’un an. Quatre sélections de plantes ont été mises au point, pour le Sud et le Nord, la ville et le littoral. Certains murs peuvent même être posés en intérieur, avec ou sans éclairage. Prix: entre 300 et 600 euros le mètre carré en fonction de la hauteur du mur et de l’accessibilité au chantier.
Exposant:Greenwall // Stand: hall 8 - AK 114 - AL 114
Production d’électricité par turbinage d’eaux usées
Fin 2006, sur la commune de Saint-Michel-de-Maurienne, devrait être mise en service la première microcentrale française produisant de l ’énergie hydroélectrique par turbinage des eaux usées. Celles-ci sont issues des réseaux d’assainissement de plusieurs communes de montagne. Sans autre prétraitement qu’un simple prédégrillage, les eaux sont acheminées vers la microcentrale par un tuyau souterrain, sur 7 km et avec un dénivelé de 700 m. La turbine atteint un débit de 95 l/s, et produira environ 500 kW à plein régime, soit sur l’année environ 500 000 kWh. L’électricité produite sera rachetée par EDF, ce qui permettra au groupement de communes (subventionné par la région Rhône-Alpes, l’Ademe et l’Europe) d’amortir la microcentrale sur cinq ans.
Exposant: Cabinet B. Montmasson // Stand: hall 5 - K 102
Décapage propre
La société industrielle de diffusion (SID) spécialisée dans le traitement de surface, lance un nouveau procédé de décapage, le système Ibix, sorte de "gommage écolo" qui utilise un minéral naturel (le garnet Almandite, "l’un des minéraux les plus durs et les plus tenaces connus jusqu’à ce jour") ainsi que du biocarbonate de soude. Cet abrasif est chimiquement inerte et dépourvu de tout métal toxique, de silice et de ferrite. Il est donc conforme à la législation en vigueur en matière de sécurité au travail. Peu friable, il peut être recyclé de 5 à 10 fois, selon l’application, sans perdre sa capacité de décapage. Application possible avec une machine mobile pour les tags, les peintures, les traces d’oxydation, les graisses et pollution diverses.
Exposant: SID // Stand: hall 8 - AN 186
Moteur hybride pour poids lourds
Volvo présente sur Pollutec sa technologie de motorisation hybride Diesel-électrique qui recourt à une conception parallèle, dans laquelle les moteurs Diesel et électrique peuvent fonctionner indépendamment l’un de l’autre. La conception est aussi plus légère et la puissance électrique élevée, ce qui permet d’employer un moteur Diesel plus compact et plus économique qu’en configuration classique. Particulièrement adapté dans les transports faisant l’objet de fréquents freinage et accélérations (transport urbain, collecte de déchets, etc.), ce concept pourrait faire économiser environ 35 % de carburant. Le fonctionnement à vive allure et la puissance de freinage sont utilisés pour charger les batteries. Le moteur Diesel peut fonctionner avec du biocarburant pour respecter encore un peu plus l’environnement.
Exposant: Volvo // Stand: hall 6 - U 252
Nettoyeur de freins sans solvant
Spécialiste des fontaines biologiques, SRI lance pour le marché automobile un nouvel équipement destiné à résoudre le problème du nettoyage des freins, qui s’opère en général à l’aide de bombes aérosol solvantées. La nouvelle machine, un bac mobile, met en œuvre un arrosage basse pression couplé à un pinceau afin d’éviter tout projection. Le savon utilisé a un pH neutre, il est non inflammable, non nocif et n'irrite pas la peau.
Exposant: SRI // Stand: hall 10 - AX 12 |
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Bruits d'allée |
Beaucoup de neuf dans les déchets
Les trois millions de lampes et tubes fluorescents traités sur son site de Troyes ne lui suffisent plus: Agréé par l’éco-organisme Récylum pour les lampes usagées, TCMS se lance aussi dans les écrans, les petits appareils en mélange et le gros électroménager, avec une unité de démantèlement de 150 à 200 tonnes par an. Et envisage déjà de passer à 30 000 tonnes de DEEE (déchets électriques et électroniques) par an en 2008 avec la construction d’une usine de 20 000 m2 .
MTB-Recycling, spécialiste du recyclage de câbles et constructeur de systèmes de traitement des DEEE, va installer, fin janvier 2007, une petite machine de traitement de 4 t/h de DEEE sur son site de Trept près de Lyon.
Ecomicro, acteur de la réutilisation et du démantèlement du matériel informatique professionnel, s’implantera début 2007 à Saint-Paul-lès-Dax dans les Landes. Une installation à Lyon et en région Paca est aussi prévue au 1er semestre 2007. Et pourquoi pas, courant 2007, en région parisienne, où le marché est saturé.
La société d’ingénierie dans la valorisation des déchets Ebhys n'existe que depuis un an et demi, et déjà elle a signé trois gros contrats. Fruit de sa collaboration avec Regene Sud, une usine de traitement de 40 000 t/an de pneus usagés verra le jour en mai 2007 à Montauban. Les deux autres contrats, signés avec des investisseurs encore tenus secrets, concernent une ligne de 20 000 t/an de pneus usagés en Bretagne pour la fin 2007 et un centre de tri de DIB en mélange de 30 t/heure dans le nord de la France. |
Retours de conf' |
Degrémont a annoncé les premiers résultats de Valireb, programme de valorisation des cendres d’incinération, mercredi à Pollutec. D’environ 100 000 euros, ce projet porte sur les 16 000 tonnes produites annuellement par le Siaap dans la station d’épuration de Seine Amont. Une première phase de six mois a consisté à caractériser le produit obtenu (hydraulique, granulométrie, stabilisation du relargage). En collaboration avec le CSTB et l’Ineris, l’Insa doit maintenant évaluer l’intérêt et l’impact des cendres comme matières premières secondaires. Elles pourraient être valorisées dans les travaux publics (en sous-couches routières), les peintures et plastiques (comme matière minérale) ou l'industrie (cimenteries…) Trois industriels vont effectuer des tests de qualité.

Que faire contre le brûlage à l’air libre des câbles de cuivre, qui progresse à vue d’œil ? Tandis que les cours des métaux montent, quelle doit être l’attitude des acteurs de la récupération face à cette pratique illégale, polluante et pas aussi rentable qu’il y paraît ? Telle était la question posée par Federec et la Drire de Chambéry lors d’une conférence ce mercredi après-midi sur le Village du recyclage. Refuser ces produits quand on sait qu’un autre, moins scrupuleux, les reprendra n’est pas toujours facile. Information sur les prix et les risques encourus, multiplication des contrôles de la Drire, responsabilisation des acteurs, voire interdiction du négoce de fil brûlé, toutes les pistes ont été évoquées pour enrayer ce phénomène.

Un système intégré pour les déchets qui inclut le pont bascule, la détection de la radioactivité et le logiciel de gestion des données, c’est ce qu’ont présenté, mercredi après-midi, les sociétés Precia Molen (fabricant de pont bascule et de borne d’accès), Tradim (concepteur de logiciel) et Saphymo (fabricant de portiques de détection de radioactivité). Leurs compétences associées permettent d’offrir aux industriels et aux collectivités une prestation complète avec suivi et maintenance. Cette offre existe depuis 2000 avec une demande croissante sur les centres de traitement de DIB, DIS et DEEE. |
Podium |
Trophées des stands écoconçus de l'Ademe: les nominés
Les meilleurs stands écoconçus recevront leurs trophées décernés par l’Ademe à 11h00 sur le plateau TV. Voici les neuf stands en compétition:
• Medd (hall 6, stand AB 96, concepteur: Orfi)
• Espace collectif Provence Alpes Côte d’Azur Corse (hall 6, stand Y 141, concepteur: Stand Azur événements)
• ARD Paris Ile de France (hall 6, stand AC 110, concepteur: L’architecture communicante)
• Conseil régional d’Aquitaine (hall 6, AK 106, concepteur: Eugène)
• Stand collectif Nord-Pas-de-Calais (hall 6, stand Z 119, concepteur: Etic - Groupe HG Création)
• Eurobio SA (hall 10, stand AU 02, concepteur: Elite Evénements Ciel)
• Conseil régional Alsace (hall 6, stand AA 142, concepteur: Cappuccino)
• Université de Cergy-Pontoise (hall 10, stand AY 46, concepteur: université de Cergy Pontoise)
• Screlec (hall 8, stand AN 114, concepteur: All-events) |
Bruits d'allée |
,Le ministre israélien de l’Environnement est venu jeudi rendre visite aux recycleurs français sur le Village recyclage de Federec. Il s’est entretenu plus d’un quart d’heure avec leur représentant au sujet du recyclage des pneus usées.
La température est montée hier sur le stand de Von Roll Inova, mais ce n’était pas dû à la mise en marche d’un des incinérateurs de la société. Pour fêter ses quarante ans d’existence, elle avait invité des top-modèles. Les mêmes jeunes femmes avaient déjà posé pour le calendrier anniversaire 2007 de Von Roll.
"A quand les sacs en coton sur tous les stands ?", se demandent les habitués des salons allemands, tel Archema. En effet, les exposants à Pollutec offrent en majorité des sacs plastiques ou en papier. |
Retours de conf' |
Trois entreprises de la région Paca ont signé mercredi, sur le salon, un consortium pour assurer leur promotion en Chine. Nanotech, AIT Drivex et AquaSanaExpert ont bénéficié pour cela de l’aide au regroupement des PME-PMI du ministère du Commerce extérieur. Celle-ci s’élève à 10000 euros, un VIE (volontaire international en entreprise) et un crédit d’impôt. "Grâce à cette signature, notre offre sera plus complète. Si quelqu’un nous demande une compétence que nous n’avons pas, désencrassage de chaudières ou dépollution de l’eau par exemple, nous l’orienterons vers nos partenaires", explique Guillaume Lévêque, directeur général de Nanotech, entreprise spécialisée dans la mesure du pouvoir calorifique des biogaz.

Le Grand Lyon et Veolia Eau ont profité de Pollutec pour organiser une visite de presse au départ du salon sur le champ captant de Crépieux-Charmy. Ce site de 375ha approvisionne les Lyonnais en eau via le pompage de la nappe alluviale du Rhône (450 000 m ³/j). 
Pour sécuriser la ressource contre une éventuelle pollution du Rhône, les ingénieurs ont élaboré une barrière hydraulique qui maintient la nappe sous pression, repoussant toute pollution. Cette protection dynamique passe par la construction de bassins d’infiltration alimentés en continu par l’eau du Rhône. Le dispositif a été renforcé par des stations d’alerte et un logiciel capable d’estimer le temps d’arrivée d’une pollution. Enfin, la biodiversité est protégée avec l’aide du conservatoire Rhône Alpes des espaces naturels, si bien qu’aujourd’hui les milans noirs viennent s’y reproduire.

Pas facile de mettre en conformité sa station d’épuration. Gérer les contraintes réglementaires, administratives (mettre à jour son arrêté préfectoral…) et techniques. Près de 40 % des step ont ainsi été déclarées non-conformes en 2005. Pour y remédier, la Lyonnaise des eaux vient de présenter à Pollutec une méthode en trois étapes en vue d’arriver à une solution finale en quatre ans. Les étapes: réaliser un audit exploitant, réduire l’écart à la conformité pour finir par la mise à disposition définitive de la station. Comme l’a montré la série de questions-réponses, les premiers intéressés par cette offre sont les stations situées dans les zones sensibles et qui ont à mettre en place très rapidement un traitement de l’azote ou du phosphore.

Le recyclage des plastiques des DEEE achoppe sur la réglementation, qui ne rencontre pas toujours la réalité industrielle. Ces plastiques représentent un gisement de 160 000 t. Ils se répartissent en une vingtaine de types (ABS, PP, PS, PU, PVC…) qu’il faut identifier, trier puis valoriser séparément. La tendance est à la diminution du nombre de ces polymères, mais c’est au profit de produits encore plus complexes, contenant des charges ou en mélange. Quant à la présence dans ces plastiques de retardateurs de flamme, aujourd’hui interdits, les solutions de rechange font défaut ! "C’est un problème majeur qui va durer une petite dizaine d’années", a expliqué Olivier Raudin, de Federec Plastiques, lors de la conférence organisée par Federec jeudi matin. Et de conclure en lançant un appel à compétences auprès des recycleurs sur toutes ces questions qui restent en suspens.

Everé devrait être opérationnel fin 2008. Claude Saint-Joly, directeur général d’Urbaser Environnement (hall 8, stand AK 166), a présenté à la presse jeudi matin l’état d’avancement de ce futur centre de valorisation énergétique et biologique des déchets de Marseille Provence Métropole. Everé est censé prendre le relais de la décharge d’Entressen. L’affaire du lys protégé découvert sur le site étant close, le chantier a commencé, pour une mise en service prévue dans deux ans. Le centre mobilise un investissement de 280 millions d’euros et orientera 300 000 t/an de déchets vers l’incinération et 110 000 t/an vers la méthanisation après "tri poussé, avec un process identique à celui qui tourne aujourd’hui à Varennes-Jarcy". En sortiront du courant (32 MW sur lincinérateur, 2 MW avec le biogaz du digesteur), un compost dûment normalisé et des mâchefers qui seront recyclés en ingrédients du ciment en Catalogne. |
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Exposants à la une |
Insectes électriques
et électroniques
Après avoir remporté le premier prix des trophées de l’écoconception des stands l’année dernière, le ministère de l'Ecologie concourt à nouveau cette année, avec notamment une exposition originale pour sensibiliser les visiteurs à la question des DEEE. Des téléphones portables usagés sont "reconditionnés" sous forme d’insectes extraordinaires, baptisés "phonéoptères". Les mobiles ont été transformés par le sculpteur François Riou: ils sont le résultat d’un travail de recherche qu’il a mené avec Foneback, leader européen de la valorisation environnementale des téléphones mobiles. "François Riou se présente comme un entomologiste mutant, raconte Catherine Veyer, responsable du pôle relations publiques du Medd. C’est une façon amusante de transformer des produits technologiques obsolètes en œuvres pérennes."
Exposant: Medd // Stand: hall 6, AB 96
La fabrication, et au-delà !
Le constructeur-installateur d’unités de déshydratation mécanique par filtre presse Faure Equipements a organisé plusieurs conférences à Pollutec cette année. "Grâce à ces rendez-vous sur le forum, nous voulons faire savoir que nous sommes pas seulement des fabricants", déclare Jacques Dudognon, P-DG de cette PME française indépendante, qui emploie 40 salariés. Faure s’occupe également d’ingénierie. "Chaque boue est différente et, si vous les agitez mal, ça ne filtre pas. Nous avons donc des ingénieurs process qui accompagnent nos clients depuis l’analyse des boues et l’optimisation du conditionnement jusqu’à la réalisation finale du projet", explique Franck Charron, chargé d’affaires filtration.
Exposant: Faure Equipements // Stand: hall 5, P 164
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3 Questions à... |
Christian Vanneste, chargé de mission développement durable et environnement à la CRCI Bourgogne
La Bourgogne "conduit" ses entreprises vers l’environnement |
Le Quotidien - Depuis combien de temps participez-vous à Pollutec ?
Christian Vanneste - C’est la troisième participation de la Région Bourgogne à Pollutec. Cette année, 18 éco-entreprises sont présentes sur le pavillon, un chiffre en évolution par rapport aux éditions précédentes. En Bourgogne, la métallurgie et l’agro-alimentaire représentent les principaux secteurs industriels, avec bien sûr notre célèbre activité moutarde à Dijon. Leur implication dans l’environnement prend de l’ampleur, nous comptons quelques entreprises exemplaires et nous avons souhaité les mettre en avant sur notre stand.
- De quelle manière mettez-vous ces entreprises en avant ?
C. V. - Nous avons organisé la projection d’un film réalisé dans le cadre du projet Prométhée "produire propre", présentant sept exemples de mise en œuvre de solutions environnementales dans les entreprises. Cela va de la réduction des COV à l’économie d’eau par l’utilisation de pistolets à moyenne pression pour le nettoyage. En outre, un CD présentant les témoignages de plusieurs entreprises qui se mobilisent pour l’environnement est à la disposition des visiteurs sur notre stand.
- Attendez-vous une forte participation des industriels bourguignons ?
C. V. - Oui: cette année, nous avons préparé bien en amont la participation des entreprises bourguigones au salon Pollutec. Une campagne d’informations a été lancée via des vidéos présentant l’évènement, envoyées par courrier électronique, pour permettre aux chefs d’entreprises et aux responsables environnement de s’inscrire de manière simple et rapide. Nous nous sommes même chargés de leur voyage jusqu’à Lyon, en affrétant des cars.
Retrouvez les informations concernant le projet Prométhée sur le site Internet du conseil régional de Bourgogne: www.cr-bourgogne.fr
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Pierre Capellot, président du Syndicat national des duvets et des plumes
Sortez vos polochons ! |
Le Quotidien - Présentez-nous votre syndicat...
Pierre Capellot - Le Syndicat des duvets et des plumes compte plus de trente adhérents, tous professionnels: trois sont des recycleurs, les autres s’occupent du traitement des produits. Les industriels utilisent les plumes de palmipèdes pour les valoriser dans la literie, l’ameublement ou l’habillement par exemple. Même s’ils sont peu nombreux, les recycleurs produisent un volume de 10 000 tonnes par an, contre 12 000 pour l’activité plumes neuves. Mais nous avons remarqué une perte de vitesse de leur activité.
- Pour quelles raisons ?
P. C. - Sur les 10 000 tonnes de plumes recyclées, la qualité diminue et la matière première se fait rare, ce qui oblige les recycleurs à importer de plus en plus de produits, d’Allemagne notamment. Les récupérateurs délaissent ce type de déchets. Avant, ils pouvaient acheter directement aux particuliers mais, comme ils ne trouvent plus autant de produits chez ces derniers, ils doivent passer par les associations de bénévoles comme Emmaüs.
- Quel traitement doit-on appliquer pour récupérer les plumes ?
P. C. - Les traitements sont nombreux. Il s’agit de laver les plumes brutes puis de les trier afin d’obtenir les différents calibres. Ensuite, les produits sont séchés, triés et stérilisés. Ce traitement engendre beaucoup de déchets, jusqu'à 35 ou 40 % des quantités de plumes traitées par an. Historiquement, ces déchets étaient compostés. Aujourd’hui, grâce à leur forte teneur en kératine, ils peuvent être transformés en engrais par exemple. Malheureusement, ces débouchés sont peu rentables, et actuellement la déchets sont le plus souvent stockés. |
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Leos Krenek, directeur du département des déchets au ministère de l’Environnement tchèque
"Les technologies françaises pour le traitement des déchets nous intéressent"
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Le Quotidien - Pourquoi la République Tchèque a-t-elle choisi d’être officiellement représentée sur le salon ?
Leos Krenek - Lors d’un séminaire organisé en République tchèque par la mission économique de l’ambassade de France à Pragues au printemps 2006, nous avons rencontré de nombreux représentants de sociétés françaises. Suite à ces échanges, nous avons pensé qu’il serait intéressant d’être présents à Pollutec cette année. Nous sommes venus présenter les projets intégrés de traitements des déchets prévus par les différentes régions de la République tchèque jusqu’en 2013. Nous recherchons des technologies pour nous aider à mener à bien ces projets et espérons les trouver ici.
- Quelle est l’actualité du secteur des déchets en République tchèque ?
L. K. - Nous sommes confrontés à l'entrée sur le territoire de déchets transportés illégalement, essentiellement en provenance d’Allemagne. Nous venons donc de mettre en place des mesures législatives pour enrayer ce phénomène, en particulier un durcissement des contrôles et des amendes qui peuvent désormais atteindre plus de 1 700 000 euros. Dans cette optique, le ministère de l’Environnement travaille en collaboration avec la police et les douanes des deux pays. Notre autre actualité, c’est l’organisation de la deuxième étape du plan déchets en République tchèque.
- Quel bilan faites-vous de ce salon ?
L. K. - Nous avons pu rencontrer de nombreuses entreprises susceptibles de collaborer avec nous, dans les déchets mais également dans les domaines de l’eau, de l’air et de l’assainissement. Nous sommes très satisfaits et souhaitons poursuivre la coopération avec la France, notamment en vue de la coprésidence France et République tchèque de l’Union européenne, prévue en 2009. |
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