
Edition du mercredi 2 dÉCEMBRE 2009 |
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Ambiance du premier jour
en images

Remise des prix
des technologies innovantes pour l'environnement

L'affluence du mardi à l'entrée

L'Asie en force cette année (Japon, Corée, Hong-Kong...)

Le Job Center Envirojob
pris d'assaut

Maxi look pour
mini véhicule électrique

J'en pince pour toi Kröger

Par où on commence ?

Pavillon Luxembourg
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Des entreprises recrutent sur le salon
A l’heure où le gouvernement communique activement sur son plan de mobilisation en faveur des emplois verts, Pollutec Horizons nous offre un échantillon représentatif des offres d’emplois disponibles dans le secteur. Les postes à pourvoir sont là, mais les profils manquent.
L’emploi environnemental dans les éco-activités françaises est estimé aujourd’hui à près de 400 000 postes. Entre 2004 et 2007, la France enregistrait une hausse de 4,2% en moyenne annuelle dans le secteur. D’ici 2020, ce sont, d’après le gouvernement, 600 000 nouveaux emplois verts qui devraient être créés. Ce chiffre, extrait du rapport du Boston Consulting Group est depuis rediscuté, la crise passant par là. Même s’il est difficile aujourd’hui de se projeter dans l’avenir, le salon est l’occasion de prendre la température des stratégies d’emploi dans le secteur.
L’entreprise KMU France, filiale de la société allemande spécialisée dans le traitement d'effluents industriels par distillation, est composée de deux personnes. Depuis une semaine, elle recherche un technico-commercial pour étendre son activité sur la France. « On ne recrute pas forcément parce que les affaires vont bien mais plutôt dans une stratégie anti-crise, pour aller de l’avant », commente Maryline Fusil, technico-commercial chez KMU France. Même si les propositions affluent, le choix n’a pas encore été fait. « Notre problème est surtout le manque de motivation des postulants, et aussi la barrière de la langue, puisque nous recherchons des individus bilingues », regrette-t-elle.
La société Sabatier Géolocalisation compte de son côté une trentaine de salariés. Pour préparer l’avenir, elle est à la recherche de quatre ingénieurs commerciaux et un technico-commercial. Cette entreprise, spécialiste de solutions de gestion de flotte en temps réel, connait une croissance à deux chiffres depuis 2006. « Nous recevons un grand nombre de candidatures mais les qualifications manquent souvent. Nous cherchons des profils spécifiques ayant une certaine expérience », explique Laurent Bouillet, directeur commercial. Un constat que partage l’Ineris qui a lui aussi du mal à trouver des chercheurs avec des profils pointus. « A moins que ce soit un refus de s’expatrier dans la région des Cht’is », ironise un responsable sur le stand de l'Institut.
Les entreprises peinent donc à embaucher, mais pas question de licencier. A l’échelle d’une région, le constat est identique. La Bretagne, par exemple, subit la crise, mais trouve néanmoins plus facilement des candidats, « Les centres de formations bretons sont pointus, et de là sortent des gens compétents notamment au niveau ingénieur », commente Gérard Rock, vice-président de Bretagne Eco-entreprises.
La formation serait-elle la clé de l’avenir ? L’exemple de Serge Bojczuk, aujourd’hui formateur et chargé d’affaires chez Eureka Industries, offre une réponse. « En 2008, je cherchais dans le secteur de la pompe. Beaucoup de postes étaient à pourvoir mais ils sont aujourd’hui gelés », explique-t-il. Agé de 46 ans, l’homme bénéficie d’une certaine expérience et continue d’intéresser le secteur. Pour cela, il faut parfois y laisser des plumes. « Le contexte a fortement changé, à poste équivalent, un ingénieur gagne près de 20 à 25 % de moins qu’il y a dix ans ! », conclut-il.
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Les innovations du jour |
Economisez jusqu’à 30%
sur vos stations de pompage
Le fournisseur de logiciels de supervision Areal lance un nouveau composant spécifique aux systèmes de pompage intitulé Pack EMC pour Energy Monitoring and Control. Fourni gratuitement, ce module peut être intégré dans l’outil de supervision Topkapi existant ou neuf. « En 2004, nous avions déjà lancé un composant similaire mais applicable au bâtiment uniquement. Depuis, nous avons optimisé l’outil en facilitant son utilisation, pour l’étendre à d’autres systèmes énergivores comme les stations de pompage », résume Arnaud Judes, responsable communication chez Areal. Le Pack EMC permet à partir de données brutes de base de vérifier si une station nouvellement installée a bien été dimensionnée et que ses caractéristiques sont bien conformes aux performances annoncées par les constructeurs. Trois données universelles sont utilisées pour cela. L’énergie unitaire exprimée en kWh/m3/m est utilisée pour comparer les installations entre elles. L’énergie volumique absorbée réelle (exprimée en kWh/m3) et le volume spécifique pompé (exprimé en m3/kWh) permettent eux d’avoir un accès direct au coût de l’énergie active pour chaque m3 d’eau pompé. Aucun paramétrage de mise en œuvre n’est nécessaire, ces indicateurs ne dépendent que du rendement de la pompe, du système de transmission et des caractéristiques du moteur. Avec le Pack EMC, ce serait jusqu’à 30% d’économie sur la facture énergétique (source Gimelec).
Allée N, stand 198
www.areal.fr
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Un nouveau caisson pour purifier l’air
des industriels
Spécialiste du traitement de l’air par photocatalyse, Biowind présente en exclusivité sa dernière prouesse technologique : le caisson de traitement de l’air. Toujours en phase de test mais breveté, celui-ci devrait servir par exemple dans les stations d’épuration. Adieu les micro-organismes (bactéries, virus, champignons, spores...), les odeurs, les pollutions gazeuses (COV, Nox,..) et les allergènes (acariens et pollens). Deux modèles existent. Le premier peut traiter 1 000 m3/heure contre 3 000m3/heure pour le second. « Nos premiers tests, entamés en septembre dernier en collaboration avec l’Ademe, ont été positifs en laboratoire. D’ici peu nous allons donc passer à l’épreuve du feu avec l’industrialisation imminente du produit par l’américain Johnson Controls. Et déjà notre carnet de commandes se remplit » explique Sylvain Rougeau, co-gérant. Composé d’une série de filtres, de plus en plus petits, et de lampes UVA à économie d’énergie, ce caisson a une puissance maximale comprise entre 500 W et 1 500 W selon son modèle. Sa durée de vie est de 6 000 heures et il peut intégrer sur demande une ventilation autonome. Grâce à Pollutec, le groupe espère bien « capter de nouveaux marchés industriels : les sous-traitants de l’automobile, les fabricants de composants électroniques, les industriels des ports maritimes ».
Allée S, Stand 20
www.biowind.fr |
Coulisses |
Solutions de lavage : le savoir-communiquer Environnement de Sasa Bodson
En lançant sa nouvelle marque Bodson Environnement (le logo n’a que quelques jours !) spécialement pour le salon, le groupe Sasa Bodson (6 ans de Pollutec !), spécialisé dans les équipements pour l’industrie et les métiers de bouche, prend un tournant en axant sa communication sur les solutions de lavage autour de produits phares adaptés au secteur de l’environnement : lave-conteneurs, lave-cubitainers, et cabine de lavage fûts. Les machines de rinçage et de désinfection (de poubelles comme de fûts chimiques) existent en format standard mais peuvent aussi être adaptées aux besoins de chaque entreprise ou chaque collectivité pour pouvoir recevoir des formats de containers spécifiques par exemple.

Allée L, stand 206
Contact : Didier Prévost 06 70 76 14 94 dprevost@bodson.fr
www.bodson.fr
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Flash |
Happy Hours
Ce mercredi à 17h, le Pavillon de la Bavière propose un « Happy Hour » , sans doute de la bonne bière d’Outre-Rhin à consommer avec modération mais avec délectation sur le stand H104
A 18h sur le stand P 070, vous pourrez changer de chope sur le stand Région Nord Pas-de-Calais qui organise aussi un cocktail où le houblon devrait être aussi le roi. |
Kesaco ? |
BAND
Bio-Atténuation Naturelle Dynamisée (BAND) : il s’agit « tout simplement » d’utiliser les capacités de dépollution naturelles d'un site grâce à la biotechnologie génétique, ce qui permet de renforcer l'activité du « bio-réacteur naturel ».
Pas tout compris ? L’exemple de dépollution in-situ des eaux souterraines par la BAND dans les cas des pollutions par des BTEX, HAP, HET et solvants vous est expliqué aujourd’hui mercredi par HPC Envirotec SA sur le Village Sites et Sols à 15h00
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Bruits d'allées |
Chimirec progresse dans le recyclage
Chimirec valorisera bientôt les boues de peinture. Le groupe de collecte et de traitement de déchets industriels dangereux annoncera en janvier la mise en place d’un prototype industriel, sur l’un de ses sites français. Développé en interne, cet outil breveté innovant fait appel à une technologie analogue à celle que l’entreprise utilise déjà pour traiter les PCB.
De Dubaï à la Finlande, en passant par Paris
Tout juste de retour des Emirats Arabes Unis, où il visitait à Dubaï le salon Big5 sur la construction, Mohammed Fennane fait escale pour la première fois sur le salon Pollutec. Finlandais, commercial au sein du groupe Ecosir, une société qui fabrique toute une gamme de matériels de gestion des déchets, l’intéressé est enthousiaste : « j’ai rencontré aujourd’hui des professionnels de la collecte et du tri que je ne connaissais pas. J’ai bien fait de faire une pause à Paris ! »
Les affaires sont bonnes
Sur le stand de l’Annuaire France Environnement, les affaires sont bonnes ! « Habituellement la première journée du salon est consacrée à la mise en place et les visiteurs n’arrivent qu’au compte-goutte. Là nous avons été assaillis dès 10h ce matin et nos stocks d’annuaires 2010 sont déjà bien entamés ! » raconte Magalie Fremont.
Les visiteurs du mardi
Venu de la région Nord pour rencontrer ses clients suisses, Christophe Gohier est salarié au sein du groupe Best, un fabriquant de matériels spécifiques au désamiantage. Il vient sur le salon Pollutec depuis plus de quinze ans. « On dirait qu’il y a moins d’exposants cette année mais nettement plus de visiteurs le premier jour, cela fait plaisir ».
Des rendez-vous mais...
Responsable de l’Agence de Développement de Béziers, une structure publique dépendant de l’agglomération, Emmanuel Crapiz trouve que « les institutionnels et collectivités commencent à être un peu trop présents parmi les exposants ». Emmanuel Crapiz a quand même réussi à planifier une vingtaine de rendez-vous cette semaine avec les entreprises, obtenus grâce à un lourd travail de prospection en amont, « près de 300 sociétés ont été contactées », précise Emmanuel Crapiz.
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ViP |

Nicolas Vanier,
qu'attendez-vous de Copenhague ?
« On ne peut pas tout attendre de Copenhague. Les gens ne doivent pas se déresponsabiliser en pensant que c'est là-bas que tout va se résoudre. A la veille de Noël, il faut surtout réfléchir au rôle du consommateur que nous sommes ! » |
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Fluides supercritiques : du laboratoire au monde industriel !
Si l’Europe détenait il y a peu, la première place en nombre d’unités d’extraction industrielles au CO2, elle est aujourd’hui dépassée par l’Asie, et fortement concurrencée par l’Inde et les pays de l’Est. En 2008, la Chine a par exemple inauguré 80 nouvelles installations alors qu’elle n’est présente sur le marché que depuis 10 ans. Comme l’H20, ces deux composés, lorsqu’ils atteignent un état dit supercritique, deviennent de véritables solvants naturels.
En remplacement des solvants chimiques, les fluides supercritiques trouvent des applications industrielles très diverses qui relèvent du monde de la « Chimie verte ». Une des plus grosses unités au monde concerne le traitement du café, mais on les retrouve également dans la production du houblon, de médicaments et même dans les nanomatériaux. « La technique des fluides supercritiques (FS) implique des investissements lourds au départ, mais s’accompagnent de coûts opératoires faibles », commente Michel Perrut, président directeur général de Separex.
Le point commun de toutes ces entreprises ? Leurs efforts de recherche appliquée. Dans ce domaine, le Laboratoire des Fluides supercritiques et des membranes (LFSM) joue un rôle de premier plan. De même l’association Innovation Fluides supercritiques (IFS) regroupe tous les acteurs scientifiques et industriels de la technologie. En trois ans, son nombre de membres aurait doublé.
« Environ 1500 chercheurs dans le monde travaillent dans le domaine des FS, majoritairement sur les produits naturels. Les développements nouveaux concernent les applications pour l’élaboration des matériaux nanostructurés », résume Michel Perrut. L’enjeu de la filière est donc de démultiplier les applications industrielles pour accélérer le processus de transfert du laboratoire à l’usine. Au sein de l’IFS, les recherches concernant les fluides supercritiques sont en pleine expansion, avec un rythme de 200 brevets par an, et on estime que seul 10% du potentiel est mis en œuvre de façon industrielle.
Les conférences au Village Fluides supercritiques et membranes :
• Mercredi 2 décembre
10h à 11h - « Les Fluides supercritiques et les membranes au service
de la chimie verte »
13h à 14h – « Le traitement de surface par fluides supercritiques »
• Jeudi 3 décembre
10h à 11h – « La valorisation des déchets par fluides supercritiques »
15h à 17h – « Le couplage fluides supercritiques et membranes »
• Vendredi 4 décembre
10h à 11h - « Les Fluides supercritiques et les membranes au service
de la chimie verte »
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Exposants à la une |
Forte participation d’Israël sur le salon
En Israël, le marché de l’export dans le secteur de l’eau a doublé en deux ans. « Celui des énergies renouvelables devrait connaître le même sort d’ici un an ou deux », assure Gilad Peled, chef de projet de NEWtech. Ce programme créé en 2006 a comme objectif de regrouper les PME israéliennes pour faciliter leur marché à l’international. Sur Paris, ce sont donc 13 sociétés représentées sur un pavillon de plus de 100 m2. Les secteurs concernés sont essentiellement ceux du secteur de l’eau, avec la société Bio Petro Clean et ses techniques de réutilisation des eaux usées ; la société Solid Applied Technologies et ses vannes de contrôle hydraulique haute sécurité, à la recherche de nouveaux distributeurs en France ; ainsi que Whitewater Security, qui intervient pour la sécurité des installations face aux attaques terroristes notamment. Egalement présente sur le pavillon, l’unité de transfert technologique Ramot, communique sur le savoir-faire des chercheurs de l’université de Tel Aviv et des nombreux brevets publiés, destinés aux applications industrielles pour la réutilisation des eaux usées notamment. Dans ce domaine, les besoins du pays sont importants au regard des ressources propres du pays. « En Israël, 75 % des eaux usées sont réutilisées pour l’agriculture, le premier pays au monde après l’Espagne qui n’en recycle que 12 % », commente Ronen Katz, attaché commercial à l’Ambassade d’Israël en France. Rendez-vous donc dans un an, avec peut être un pavillon encore plus grand, enrichi de sociétés ENR !
Allée P, stand 88
• Mercredi 2 décembre – 9h15 à 10h15
« Focus Horizons : les techniques d’avenir » - Plateau TV
• Mercredi 2 décembre – 10h15 à 11h15
« Innovations et avancées technologiques dans l'environnement en Israël » - Plateau TV
• Jeudi 3 décembre – 9h15 à 10h15
« La Grande émission : Efficacité énergétique – Zoom sur les innovations et l’actualité du secteur » - Plateau TV
Baptème des Portugais sur le salon Pollutec
« Un petit Porto ? » Pour sa première venue au salon Pollutec, les Portugais prennent soin de recevoir chaleureusement les industriels français et étrangers curieux de découvrir les technologies lusitaniennes. Responsable du marché européen et nord-américain au sein de l’association entrepreneuriale du Portugal, Monica Machado enchaîne les rendez-vous. Pourquoi un tel succès ? Les technologies portugaises intriguent. Fabriqués par l’industriel Charton, les panneaux solaires sont de forme cubique et s’abreuvent donc de l’énergie du soleil sur quatre côtés au lieu d’un.
L’industriel portugais propose aussi des pompes solaires, des ventilateurs, des récupérateurs d’eau de pluie et surtout des technologies propres en matière de climatisation.
De même, la vidéo présentant le broyeur du fabriquant Marcovil est saisissante. Les volumes gérés sont importants. « Outre quelques contacts avec les Français et avec nos anciennes colonies, le Rwanda et le Mozambique, nous avons aussi des contacts sérieux avec l’Amérique du Nord. Par exemple les Canadiens sont très intéressés par nos produits et je dois profiter du salon ici pour finaliser un voyage qui sera organisé en 2010 à Toronto et à Montréal avec une dizaine d’entrepreneurs portugais qui iront vendre leur savoir faire ».
Allée G stand 68
Contact : Carlos Brandao - comercial@charton.pt
www.aeportugal.pt
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Vitrine éthique : première, on tourne !
Responsable communication de la Plateforme pour le Commerce Equitable (PFCE), Sonia Chennoufi explique pourquoi sa fédération, forte de 39 enseignes françaises, a décidé de participer cette année au salon Pollutec à Paris. Une première ! « En matière de commerce équitable, Buy and Care est devenu un rendez-vous incontournable ; or nous voulions faire du buzz avec la promotion de notre nouvelle vitrine web qui s’adresse aux acheteurs publics et privés ».
Catalogue virtuel à l’appui sur le stand, Sonia et ses deux collaboratrices savent attirer les visiteurs grâce à un large panel de produits et de services : café, thé, sucres, textiles, voyages, meubles, matériel de bureau… tout y est ou presque. Quelles sont les entreprises dont les produits peuvent être référencés sur ce portail ? « Ils doivent répondre à notre cahier des charges et être 100% équitables ». Avant de préciser, tempérant ainsi la rigueur de la sélection : « Cela ne signifie pas pour autant qu’ils doivent être forcément labélisés ». Leurs points communs alors ? Ces entrepreneurs doivent impérativement exister depuis 2 ans minimum, garantir un prix minimum, mettre en place une prime de développement pour aider les petits producteurs du Sud à se professionnaliser, garantir le pré-financement des récoltes ainsi que la pratique de techniques environnementales vertueuses.
Allée J, stand 03
www.vitrine.commercequitable.org
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Interview nationale |
Gérard Châtaignier
Président de l’Institut Français de l’Environnement des Technologies et des Services (Ifets).
« Fidèles à Pollutec Paris, nos adhérents
nous poussent à expérimenter Lyon l'année prochaine» |
- Quelles sont les missions
de l’Ifets ?
Notre institut, dont le nom vient tout juste de changer cette année, est géré par des bénévoles et fédère en moyenne d’une année à l’autre entre 150 et 200 sociétés. La majorité d’entre elles sont spécialisées dans le traitement de surface. Ils fournissent les industries du traitement thermique, de la peinture, de la mécanique, de la galvanochimie. Moyennant un budget de 300 000 euros, nous animons ce réseau technique pour permettre à nos adhérents de se rencontrer et de s’unir comme ici avec 13 sociétés sur ce grand stand de 180 m2 !
Je tiens à préciser que, parmi tous nos adhérents, nombreux sont ceux qui souhaitent être désormais accompagnés pour être certifiées Iso14001. Il y a un mouvement dans ce sens et nous nous faisons aider pour cela par l’Ademe et la Drire IDF. Je peux vous donner quelques noms d’entrepreneurs ! Par exemple JR, Babcoo, Armabessaire, Hytec.
- Que vous apporte le salon Pollutec ?
Nous sommes toujours présents sur Pollutec Paris car ce rassemblement nous permet de nouer de nombreux contacts et de nous faire connaître. C’est une vitrine hors pair.
Cependant, dès l’année prochaine - et c’est d’ailleurs tout l’objet d’une réunion extraordinaire qui nous a rassemblé ce mardi soir - nous devrions aussi aller à Lyon où nous inaugurerons bientôt une antenne. Nos adhérents sont demandeurs !
- Que vous inspire le projet de nouveau régime pour les ICPE ?
Cela peut être positif si on n’assomme pas les petites entreprises administrativement. Je pense à ceux qui sont soumis à déclaration et qui utilisent moins de 1 500 litres de bains chimiques par an mais aussi et surtout à ceux qui, plus encore, soufrent déjà des lourdeurs administratives : ceux soumis à autorisation. Il leur faut parfois investir 30 000 euros en frais et attendre 3 ans pour boucler leur dossier !
Espérons donc que l’Etat, qui prend souvent notre avis en compte car nous pesons quand même un certain poids dans l’industrie française, transformera concrètement ces propositions en textes de loi. Nous verrons alors à quel titre nous serons concernés et si nous serons vraiment écoutés ou pas.
Allée R, Stand 208
Contact Iso 14001: Coraline Rouzaud (Nerthus Environnement)
Tél. : 06 81 19 82 47
c.rouzaud@nerthus-environnement.fr
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Interview internationale |
Dr. Jens Baganz,
Secrétaire d'Etat au ministère de l’économie et de l’énergie de la Rhénanie-du-Nord Wesphalie (NRW)
« Nos exposants et partenaires souhaitent également "rencontrer" les marchés nord-africain et méditerranéen » |
Vous fêtez cette année vos 10 ans de présence sur le salon, quel bilan tirez-vous de ce partenariat ?
Le stand collectif de la NRW permet aux PME de la région d’exposer sur le salon. Cette démarche est payante : la participation pour un grand nombre de nos entreprises s’est transformée en une véritable success story sur le marché français. Chaque année, de nouvelles entreprises nous sollicitent pour participer à l’évènement. NRW entretient une relation étroite avec la France. En 2007, elle était la région invitée d’honneur du salon, et en 2008, l’année « France – Rhénanie du Nord Westphalie » avait apporté une nouvelle dynamique aux relations franco-allemandes pour de nouvelles avancées sous le signe de l’Europe. La participation régulière de 2000 à 2009 repose sur la qualité et l’excellente renommée de Pollutec. Depuis 2000, on comptabilise 92 exposants en tout. Cette année, 13 sont présents dont six nouveaux.
En 2007, vous disiez que le biogaz et les lotissements solaires représentent les savoir-faire de votre Land qui soulèvent le plus d’intérêt sur le salon. Est-ce toujours le cas ou est-ce que le marché a évolué ?
Le biogaz continue d’être un thème important dans notre pays. En 2008, la NRW va exploiter 280 unités de biogaz poussant la production de la puissance électrique installée à 105 MW.
En NRW, les éco-industries sont devenues un secteur clé de notre économie avec un marché de 45 milliards d’euros. Elles représentent 250 000 emplois aujourd’hui. La gestion efficace des ressources est au cœur du développement des entreprises de NRW. L’eau reste un secteur leader avec 600 entreprises privées et publiques dans le secteur de l’eau potable et 400 pour les eaux usées. En outre, des programmes de recherches et de formations sont toujours en œuvre, particulièrement dans le secteur de la filtration et des membranes ainsi que dans celui du traitement des composés traces organiques dans l’eau. C’est ici que se situent des compétences intéressantes pour le marché français. Enfin, dans le secteur des énergies renouvelables, le solaire continue de jouer un rôle clé du marché.
Comment voyez-vous l’évolution du salon et quels souhaits auriez-vous pour les années à venir ?
Pour nous, participer à un salon qui soit l'événement central en France, et qui réunit tous les acteurs du marché, restera le critère le plus important. Il y a cependant un autre élément qui est aussi très important : en participant à Pollutec, nos exposants et partenaires souhaitent également « rencontrer » les marchés nord-africain et méditerranéen. Il y a une grosse attente à ce niveau-là, d'autant plus que ce marché se développe de manière dynamique. Plus généralement la dimension internationale du salon reste intéressante et d’une haute valeur pour nous. |
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Le chiffre |
800
C’est le nombre de meetings pros qui vont être organisés cette semaine dans le cadre des rencontres ECOETAPE où règne d'ores et déjà une ambiance à la fois studieuse et chaleureuse, entre des éco-acteurs africains et européens.

Chargé de faciliter ces rendez-vous, Eric Marty confie: « En 2007 nous avions surtout affaire à de petits porteurs de projets. Cette année, nous accueillons de gros entrepreneurs africains qui émettent beaucoup de carbone, qui rejettent beaucoup d’effluents et qui produisent beaucoup de déchets. Au final, on peut tabler sur 80 accords de transferts techniques et technologiques entre Européens et Africains. ».
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Retour de Conf' |
« La production de matières recyclées
dans la crise »
Si, si, la crise touche aussi les entreprises de recyclage. Chiffres à l’appui, Pascal Sécula, président de Federec, en a convaincu son auditoire lors de sa conférence sur le sujet mardi matin. Il est revenu sur le repli observé par ses confrères depuis le troisième trimestre 2008 : effondrement des cours des matières et des volumes de déchets entrants. Le chiffre d’affaires de la branche devrait chuter de 40 % sur l’année 2009, sans parler des résultats des PME. Pour ce secteur étroitement lié à l’automobile et à la construction, la reprise ne semble pas encore au rendez-vous. « On peut s’attendre à un premier trimestre difficile », a déclaré Pascal Sécula, avant d’ajouter, dans un élan d’optimisme : « Mais notre marché reste très porteur. »
Agence de l'eau : « Venez nous voir,
nous avons encore de l'argent !»
« Venez nous voir, nous avons encore de l’argent ! » s’est exclamé Georges Pauthe, chef du service Pressions Industrielles de l’agence de l'eau Seine-Normandie en conclusion de sa conférence mardi matin sur « le développement durable des entreprises et l’accompagnement des agences de l’eau ». Les agences de l’eau interviennent auprès des entreprises en leur accordant des subventions ou des allocations, calculées en pourcentage de l’investissement total, pour répondre à deux enjeux principaux. Le premier concerne les actions de prévention des pollutions, grâce à une diminution des flux polluants générés par les procédés. Le second est l’amélioration régulière des traitements épuratoires face à l’évolution des techniques, des effluents et des contraintes environnementales. Sabine Baudry, du groupe UPM, a illustré ces propos en détaillant le tout récent investissement dans la papeterie de Chapelle Darblay, qui a permis un mois à peine après sa mise en œuvre de réduire sensiblement le volume d’eau rejeté et sa concentration en matières polluantes.
www.eau-seine-normandie.fr
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Qui va décrocher le Gold Award
de l’innovation européenne ?
Sélection draconienne cette année pour concourir aux 7es Trophées européens de l’innovation environnementale (EEP Awards) : 10 entreprises représentant 6 pays (Allemagne, Autriche, Danemark, France, Hongrie, Portugal et Suisse) sont encore en course pour décrocher le Gold Award 2009 du meilleur procédé ou produit environnemental innovant commercialisé en Europe.
Liste des nominés 2009 :
Allemagne :
La société Mycrodyn-Nadir pour son procédé mécanique
(et non chimique) de nettoyage de membranes baptisé
Bio-Cel MCP
La société Clean Laser pour son système laser de nettoyage et de décapage des surfaces peintes.
Autriche
La société Geointegra pour sa Geosat Technology
qui facilite la recherche d’énergie géothermique
en utilisant les images satellites.
La société Siemens VAI Metals Technologies pour son procédé Finex de production de fonte utilisant la gazéification du charbon
Danemark
La société Grundfos pour son système NoNox qui calcule la quantité exacte d’urée à utiliser dans la réduction catalytique sélective (SCR) pour les véhicules diesels
France
La société Nheolis pour son éolienne compacte et à haut rendement adaptée à une utilisation urbaine
Hongrie
La société Barczy Environmental pour sa technique de filtration sélective par force centrifuge qui adsorbe le lubrifiant des compresseurs
Portugal
La société A4F pour son projet Algafuel, premier prototype de qui capte le CO2 issu d’une cimenterie pour la croissance d’algues
Suisse
La société Bucher Processtech pour sa technique de déshumidication des boues de station d’épuration
La société Rabtherm pour sa solution de récupération de la chaleur des égouts
Organisés par l'association European Environmental Press (EEP) , dont Environnement Magazine est le jury français, en collaboration avec l’Efaep (la Fédération européenne des professionnels de l’environnement) et l’Afite (association française des ingénieurs et techniciens en environnement), les EEP Awards seront dévoilés aujourd’hui
mercredi 2 décembre sur le Plateau TV à 12h00.

L’andouille, le bio et l’équitable :
grands vainqueurs des Prix Entreprises et Environnement (PEE)

Les Prix Entreprises et Environnement (PEE), organisés par le MEEDDM et l’ADEME ont été remis hier mardi en présence notamment de Michèle Pappalardo, Commissaire Générale du Développement durable du MEEDDEM, François Moisan, Directeur de la recherche de l’Ademe,Sylviane Bantchik, Responsable de l'Association Orée et Patrick Fellous, Directeur à la Direction des entreprises au Crédit Coopératif.
Dans la catégorie « Technologies économes et propres » (l’ancien Prix indépendant de l’Ademe) ce sont les Ateliers de l’Argoat, fabricant d’andouille, qui décrochent le premier Prix tant convoité pour la récupération et la transformation des graisses animales en biocombustible et produits secondaires (vente d’huile animale). Grâce à une technologie développée et brevetée pour l’occasion par l’entreprise Biothermie, le fabricant d’andouille a réduit de 60% sa consommation énergétique, de 23% ses charges polluantes mais aussi de 12% ses accidents de travail grâce à un sol moins glissant !
Toujours dans cette catégorie, la société Lanxess Elastomères, qui fabrique du caoutchouc pour l’industrie pneumatique, est récompensée par une mention spéciale pour son traitement des COV par des zéolithes particuliers qui permettent une réduction de plus de 95% des émissions. Une partie de l’énergie est récupérée pour désorber les zéolithes et oxyder les COV pour les éliminer complètement.
Mention spéciale aussi pour le Club Méditerranée de l’Ile Maurice pour la mise en place d'un traitement écologique de ses eaux usées. Son jardin filtrant écologiquement durable est aussi économiquement rentable : il coûte 20% de moins à mettre en place qu’une station d’épuration classique, pour des coûts d’exploitation divisés par trois en l’absence de retraitement de boues.
Dans la catégorie Écoproduit, c’est la société Bio création qui remporte le Premier Prix pour un nouveau type de palette en thermocomposite, pliable et légère et surtout réutilisable avec suivi par RFID. Elle existe en deux versions : l’une pour le stockage, et l’autre pour le transport. Il n’y a donc plus de risque de contamination car les palettes ne passent plus d’entrepôt en entrepôt. Le chargement est simplement transféré d’une palette de transport à une palette de stockage par un système ingénieux complètement adaptable aux palettes de bois encore utilisées…
Une mention a été attribuée à Aubrilam pour un mât d’éclairage écoconçu en pin. Le fabricant réalise l’analyse de cycle de vie de tous ses produits depuis 2008.
Dans la catégorie Coopération, Premier Prix à Signaléthique qui a construit une offre de cadeaux d’entreprises équitables avec près de 300 références dans son catalogue.
Dans la catégorie Management, c’est Euro-Nat qui décroche le Premier Prix. Ce producteur ardéchois de produits biologiques, certifié Iso 14001, contribue au développement des filières agricoles locales et n’oublie pas au quotidien l’aspect social du développement durable.
L’enseigne Botanic reçoit une mention. Elle a supprimé tous les engrais et pesticides chimiques de synthèse de ses rayons et s’est imposé, d’ici à 2010, 25 engagements en matière environnementale et sociale.
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Sensibiliser à l’Atex
pour protéger les travailleurs
Les risques liés à une atmosphère explosive sont permanents. Encore la semaine dernière, quatre hommes étaient victimes d’une explosion dans l’usine de SNF, fabricant de floculants pour les eaux usées à Andrézieux-Bouthéon (Loire). En vigueur depuis 2003, les directives Atex (pour ATmosphères EXplosives) obligent toute personne qui pénètre dans un milieu à caractère explosif à suivre une demi-journée de formation de sensibilisation. Plus d’une centaine de milliers de personnes seraient concernées. « En Provence, cela représente 40 000 personnes rien que dans le secteur de la chimie et de la pétrochimie, les secteurs les plus sensibles », commente Dominique Nocart, directeur commercial d’Eureka Industries. Cet organisme de formation spécialisé dans les installations de pompage, participe pour la dixième année consécutive au salon Pollutec.
Pour la première fois cette année, son directeur général, Alain Lundahl, qui est aussi expert judiciaire, animera tous les jours une conférence sur le sujet. « Notre équipe de huit formateurs Atex certifiés Ineris est au service des entreprises pour former le personnel à travailler dans les règles de l’art Atex ; c’est une question de responsabilité », soutient Dominique Nocart. A savoir que les risques d’explosion ne s’appliquent pas qu’aux gaz, ils concernent également les poussières dans l’industrie agro-alimentaire avec les silos à grain ou la production de sucre. L’Atex doit donc être enseignée selon les métiers et les responsabilités de chacun, que l’on peut classer en cinq niveaux : les équipes de direction, le personnel et les fournisseurs qui rentrent en zone explosive, les concepteurs des équipements, les conducteurs d’installations, et enfin le personnel de maintenance des appareils. Même si les entreprises prennent très au sérieux cette directive, « ce dernier échelon est le plus souvent négligé au niveau de la formation alors qu’il correspond aux travailleurs les plus exposés aux risques », regrette-t-il.
Conférences du 1er au 4 décembre de 11h à 12h au Village Atex
Allée P, stand 169 |
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