Choc pétrolier oblige, le marché du GPL rétrofit, c’est-à-dire installé en deuxième monte sur des véhicules propulsés à l’essence, connaît une embellie.
Sur les huit premiers mois de l’année, il enregistre 25 % d’installations supplémentaires par rapport à la même période l’an dernier. Avec 2 300 véhicules équipés, il vient adoucir le piètre bilan des ventes en première monte : - 50 % entre janvier et août 2008, malgré l’octroi d’un bonus généreux (2 000 euros) et un prix à la pompe deux fois moins cher que l’essence (0,78 €/l).
Dans un communiqué, le Comité français du butane et du propane (CFBP), qui représente les distributeurs de GPL carburant, attribue cet effondrement à l’absence « d’offre constructeurs suffisante et visible ». Ainsi Chevrolet (groupe GM), qui avait retiré le GPL de son catalogue, ne l’a réintégré que depuis septembre, sur deux nouveaux modèles de petite cylindrée. Le parc roulant au GPL s’est réduit de 10 000 véhicules par an depuis 2003, tombant à 140 000, soit 0,5 % du parc. Le CFBP se fixe comme objectif de décupler cette part.
Guillaume Maincent, EM