Les services GMES s'adressent aux décideurs politiques, institutionnels, locaux, régionaux, nationaux ou européens.
Les données obtenues à partir de l’espace, associées aux mesures acquises par les réseaux au sol, devraient permettre d’obtenir des informations utiles à la gestion de l’environnement et à la sécurité des personnes et des biens, notamment en cas de catastrophes naturelles (inondation, cyclone, tremblement de terre…) ou anthropiques (marée noire, déforestation…).
6 domaines ont été reconnus comme prioritaires par la Commission européenne : les océans, l’atmosphère, la gestion des territoires, la gestion des situations d’urgence et de l’aide humanitaire ainsi que les activités liées à la sécurité et le changement climatique.
Concernant par exemple les services environnementaux pour l’océan, MyOcean, projet financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Kopernikus, produit en temps réel une description de l’océan de la surface au fond (température, salinité, courants…) en tout point de la planète. Concrètement, ce service permet le suivi des pollutions pétrolières, le contrôle de la qualité des eaux (pour respecter notamment les obligations imposées par la directive cadre sur l’eau de 2000), ou encore d’aider les navigateurs lors de compétitions telles que le Vendée globe !
L’objectif serait que l’accès à ces informations soit gratuit pour les utilisateurs. Lors de la réunion informelle à Kourou en juillet dernier, les ministres européens chargés de l'espace ont souhaité que ce programme soit financé à long terme par l'Union européenne. Cette décision doit être formalisée par le Conseil « Espace », qui se réunit le 26 septembre prochain.
La ministre française de la Recherche, Valérie Pécresse, a quant à elle, proposé que soit déterminé un cadre légal pour assurer la certification des données de Kopernikus.
Ce service public européen devrait être opérationnel en 2013.
Alice Garnier pour Droit de l'environnement