28 juin 2010
Dans le cadre de son Plan climat, la Ville de Paris a inscrit une série d’actions pour réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités municipales d’ici à 2020 et porter à 30% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique. Parmi les énergies renouvelables explorées figure la récupération de la chaleur des égouts.
La Ville de Paris a engagé une politique de développement des énergies renouvelables, en utilisant toutes les potentialités : géothermie, solaire photovoltaïque, solaire thermique, biomasse, hydrolien, micro-éolien ou encore méthanisation.
Dernièrement, elle a décidé d’expérimenter la récupération de chaleur en égout pour assurer le chauffage de ses équipements publics : écoles, piscines, gymnases, bâtiments administratifs, etc. Pour cela, des échangeurs thermiques vont être installés dans les égouts afin de capter la chaleur émanant des eaux usées ; ces équipements seront connectés à une installation de chauffage. Une attention particulière a été portée pour que ces circuits soient totalement sécurisés et étanches, ne présentent pas de risques pour la communauté éducative et ne génèrent pas de mauvaises odeurs.
Une première installation expérimentale concernera le groupe scolaire Wattignies, dans le XIIe arrondissement. Cette expérimentation, proposée par la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) dans le cadre de son contrat avec la Ville de Paris, sera opérationnelle début 2011. Les résultats permettront d’évaluer l’efficacité du dispositif et sa contribution effective à la réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Hydroplus
Crédits de l'illustration : PPS/Hydroplus